Cahier d’auteur #1

J’ai envoyé mon premier roman à des éditeurs… et les quelques petites démarches à effectuer pour le faire.   

 

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Bonjour à toutes et à tous !

   Et voilà, après des jours, des semaines, que dis-je, des mois, attablé devant mon ordi, à me triturer les méninges, à laisser mes doigts courir sur le clavier, à me ronger les ongles lorsque je bloquais sur un mot ou une phrase, à me lire, à me re-lire, à réctifier, à corriger, à rédiger, parfois de façon limpide, parfois de manière plus laborieuse, à ressentir la satisfaction de créer, plaisir toujours agrémenté d’insatisfactions permanentes, il m’a fallu m’y résoudre : mon roman était fini, terminé, achevé. 

 

    ShirleyHardWork

 

Et vous savez quoi, c’est vachement compliqué de se dire que voilà, ça y est, on a fini, on est arrivé au bout de son projet. C’est super compliqué quand on est parfois trop perfectionniste (ou toujours insatisfait) et qu’on trouve le résultat toujours en deçà de ce qu’on s’imaginait… Mais bon, c’est normal je pense, on est rarement totalement satisfait de ce qu’on fait.

D’ailleurs, pour le moment, je ne veux surtout pas relire mon livre, car je sais bien que si je m’aventurais à y replonger un énième fois, je voudrais encore y faire des rectifications ; changer un mot, un dialogue, la couleur des cheveux d’un personnage…

   Du coup, n’ayant pas feuilleté mon roman depuis quelques semaines, j’ai pu m’auto-convaincre qu’il n’était pas si mal et que, peut-être même, certains lecteurs le trouverait vachement bien.

Alors j’ai profité de ce moment de confiance pour sauter le pas et l’envoyer à des éditeurs.

J’ai quand même re-vérifié que ma mise en page soit bien lisible et qu’elle corresponde aux règles d’éditions. Je vous invite d’ailleurs, si jamais vous aussi vous désirez écrire un livre, à aller faire un tour sur le site MonBestSeller.com qui offre de nombreux conseils sur l’écriture, et particulièrement sur la mise en page d’un roman.

   J’ai donc du vérifié, encore une fois, que ma présentation respecte bien les quelques règles de base…

 

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– Une police lisible – Moi j’ai choisi la police Georgia qui offre l’avantage d’être aussi bien lisible sur écran que sur papier (voir sur le blog aproposdecriture.com).

– Taille des caractères – Une taille de 13 pour ma part (la taille doit être d’au moins 12 pour les lectures sur écran)

– Tiret cadratin pour les dialogues. Vous savez c’est le grand tiret comme ça — qu’on a parfois pour les dialogues. Petite astuce : pour le faire il faut appuyer en même temps sur ctrl + alt + –  (oui je suis devenu un pro du clavier !)

– Commencer les paragraphes par un alinéa.

– Surtout ne pas oublier de « justifier » le texte pour une présentation d’ensemble optimale.

– Un interlignage d’au moins 1,5 afin que le texte soit aéré (un texte trop tassé pourrait rebuter plus d’un lecteur).

– Des marges à droite et à gauche de la page.

– Paginer. Surtout n’oubliez pas, si vous souhaitez faire imprimer votre texte en format livre, les pages de titre, nouveaux chapitres, tout ça, tout ça… doivent se situer sur des pages impaires.

– Pas de faute d’ortographe. J’ai eu le privilège de me faire lire par plusieurs lecteurs charitables qui ont donné de leur temps pour chasser les (trop nombreuses) fautes. 

– Faire une présentation de l’ouvrage ainsi qu’un petit résumé du livre à l’attention du comité de lecture des éditeurs (qu’il sache de quoi parle le roman avant de se lancer dans sa lecture).

   Bon c’était pas le tout mais il me fallait lister les éditeurs auxquels envoyer mon roman. Et grâce à la magie d’Internet la tâche fut aisée et je me retrouvais vite avec une liste d’éditeurs auxquels proposer mon ouvrage. 

Je suis ensuite aller parcourir le site de chaque maison d’édition afin de savoir sous quelle forme elles désiraient recevoir les manuscrits. Pas de grand scoop, la plupart souhaite un format papier, certaines même, et cela est plus surprenant, souhaite une impression uniquement en recto. Quant à de très rares maisons d’édition, elles refusent les manuscrits envoyés par courrier et, par soucis environnementaux, ne les acceptent que sous format numérique.

   Ok. Ça c’était fait. Mais il fallait bien le faire imprimer ce roman…

   Copie enregistrée sur clef usb, clef usb dans ma poche, je suis montée dans ma voiture (une Renault Mégane toute moche si vous voulez tout savoir), j’ai mis mes lunettes de soleil (oui ! Il y avait un petit rayon de soleil à ce moment là !), et c’est sur le punk californien, énergique et joyeux de Blink 182, que j’ai roulé en direction de l’imprimerie la plus proche (et compétente).

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   J’ai annoncé à l’imprimeur ce que je souhaitais : 5 copies de mon roman de 200 pages en format A4, avec reliure en spirale et couverture rigide transparente. L’imprimeur a calculé combien ça allait me coûter et là, stupéfaction, il m’annonce un prix d’environ 270 euros.

 

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— C’est bien pour des impressions couleurs, m’a demandé le vendeur.

— Ha mais non, moi c’est juste en noir et blanc. C’est un roman.

— Ha d’accord ! Bah ça va faire beaucoup moins cher du coup. Vous m’aviez dit combien de pages ?

Il a alors recalculé le coût pour finalement m’annoncer que ça me reviendrait finalement à 13 euros par exemplaires.

Soulagement !

Bon, du coup je lui ai demandé d’en faire 10 copies, ce qui allait me permettre d’envoyer mon manuscrit à la moitié des éditeurs que j’avais listé.

L’imprimeur a inséré ma clef usb dans l’ordi et après 2-3 clics c’était parti. L’imprimante s’est réveillée, la machine s’est activée, et c’est page après page, qu’elle recrachait le fruit de mon travail. Et c’était une réelle fierté, et aussi un peu bizarre, de voir mon roman prendre forme, de le voir là, devant mes yeux, posé sur une table.

Après environ une heure mes impressions étaient prêtes et reliées.

Et là, surprise, je suis passé à la caisse et l’on me réclame seulement 100 euros.

Nickel ! C’était moins cher qu’annoncé.

Et c’est étonnant mais dans ces moments là, même si on se pose la question de  » comment ça se fait qu’on paye moins cher ? « , on a une grande faculté à garder nos pensées pour nous, à se murer dans un silence raisonnable et à espérer que le vendeur ne se rende pas compte de son erreur…

Il ne s’en est pas aperçu, ou alors peut-être qu’il m’a fait une petite ristourne en toute discrétion, sans me le dire, genre « on te fait un cadeau mais on a la classe de pas te le faire remarquer », mais j’y crois pas trop à cette version… Je suis donc reparti joyeusement avec mes exemplaires dans les bras, en ayant qui plus est, le sentiment d’avoir fait une assez bonne affaire. J’étais tout content !

 

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   Le lendemain je suis parti acheter une vingtaine de grandes enveloppes, puis j’y ai noté les destinataires : 10 à l’adresse d’éditeurs, 10 à mon adresse. Parce que oui, je ne vous ai pas dit, mais si vous voulez que l’éditeur, s’il ne souhaite pas publier votre roman, vous renvoie votre manuscrit (au lieu de le jeter), il est conseillé de leur joindre une enveloppe affranchie. C’est chiant mais faut les comprendre, s’ils devaient renvoyer chaque oeuvre reçue avec leur propre finance ça finirait par leur coûter une sacrée blinde.

A la Poste j’ai donc fait imprimer 10 timbres lettre verte (5,84 € l’unité) et 10 en lettre suivie (à 6,24 € l’unité) pour une somme totale de 120,80 €. Oui ! Un livre c’est plus cher à envoyer qu’à faire imprimer…

Je suis retourné chez moi et me suis installé tranquillement à mon bureau pour faire mes collages et clore les enveloppes, qui comportaient donc chacune mon manuscrit et une enveloppe affranchie à mon adresse.

Et voilà, le lendemain je suis retourné à la Poste les bras chargés de mes espérances afin d’envoyer tout ça.

Ne reste plus qu’à attendre et croiser les doigts pour qu’un éditeur me réponde positivement et alors là…

 

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Si vous aussi vous êtes en train d’écrire un livre, si vous avez très envie de le publier et que vous avez quelques questions à me poser, si vous avez trouvez ce petit article intéressant ou bien si vous êtes juste content pour moi, ou encore si vous avez des infos supplémentaires à apporter… n’hésitez pas à laisser un commentaire ou même à partager l’article.

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