Cahier d’auteur #6

 

La Part du Temps – 5ème extrait

 

Bonjour à toutes et à tous. Tuer-le-temps

Je vous laisse découvrir un cinquième et dernier, très bref, extrait de mon roman.

Bonne lecture ! 

19h05

   Le temps s’écoule ; imperturbablement.

   Dans mon dos, la seule horloge accrochée au mur qui fonctionne encore. L’éternelle litanie de la longue et fine aiguille, qui, de manière saccadée, en maints cliquetis insupportables, égrène chaque seconde.

   Cette succession de tic tac infernaux m’assourdit, me déconcentre, m’angoisse.

   La page reste blanche et mes doigts, posés sur le clavier de l’ordinateur, ne bougent pas.

   Je n’y arrive plus.                         

   J’ai perdu l’inspiration.

   Je me sens loin de tout, séparé du monde, ancré dans un présent inexistant.

   Le soleil se couche.

   Il est magnifique.

   L’astre, d’une lumière tamisée, intime, projette dans le ciel, sur les nuages parsemés, de multiples couleurs ; passant d’un blanc subtil au bleu douceâtre, basculant d’un orange vif à un rose apaisant, d’un rouge passionnel à un violet fantaisiste.

   Y a-t-il plus belle chose à voir ? Un tableau aussi universel à contempler ?

   Le moment est fugace, mais n’est-ce pas, justement, cette brièveté qui  en préserve sa magie ?

   Le soleil décline.

   Il disparaît.

   Je ne le vois plus.

   Il ne reste de son passage que des teintes pastelles, vaporeuses, qui se noient dans un ciel s’assombrissant.

   Bientôt il fera nuit, noir, sombre. Mais il nous restera les étoiles, la Lune, présences lumineuses rassurantes, qui nous préserveront, une fois encore, des ténèbres envahissants et, éclats blancs dans l’obscurité, seront la promesse d’un nouveau lendemain…

   Tic tac, tic tac.

   Les minutes passent. Les heures aussi. Je n’ai pas écrit une ligne.

   Je quitte mon bureau et me dirige dans le salon, pensant trouver du réconfort dans une quelconque lecture. Je tourne des pages, négligemment, sans vraiment prêter attention aux mots qu’elles contiennent.

   De nouveau je l’entends…

   Tic tac, tic tac, tic tac.

   Le temps passe.

   Le temps presse.

……………………………………………………………………………………………………………………………………………………..

Merci de m’avoir lu. Je vous tiendrai informer des prochaines avancées de mon roman…

A très vite. 

Frédéric Dessault

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