Cahier de Textes #5

Rien ne sera plus comme avant

Partie 1 21082079_10213362991331149_949735631_o

Il y a quelques temps ( 2 mois déjà ! pfiou !), je vous parlais de ma première participation à un concours de nouvelles…

Je vous invite, afin d’en savoir plus à ce propos, à lire l’article précédent : Mon premier concours de nouvelle.

Maintenant, je vous laisse découvrir la première partie de la nouvelle que j’ai écrite, et vous souhaite une bonne lecture.

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1

 

   Anne aimait sa vie discrète, son quotidien tranquille et ses journées sans surprise. Elle affectionnait particulièrement la paisibilité de son intérieur, prenant soin que tout soit propre et parfaitement rangé, exposant chaque fois, de façon élégante et harmonieuse, derrière les vitres du buffet, ses assiettes en porcelaine, ses verres en cristal et son argenterie scintillante. L’appartement respirait le calme et la tranquillité, tel un logement témoin, toujours impeccablement ordonné, superbement symétrique, magnifiquement épuré, parfaitement briqué. Aucune poussière ne réchappait à la sagacité d’Anne. Que chaque chose brille et soit à sa place et l’on ne s’en porte que mieux répétait-elle, justifiant ainsi ses petites maniaqueries.

   Lorsque le temps le permettait, Anne allait se promener sur le port, s’asseyait sur un banc et, tandis que le soleil faisait scintiller la mer de mille éclats, elle contemplait les bateaux qui partaient vers le large ou revenaient vers le rivage. Alors elle rêvassait, s’imaginait un ailleurs paradisiaque, une île belle où elle coulerait des jours heureux. Puis elle ouvrait un petit livre, un roman à l’eau de rose, une histoire romantique comme elle les aimait. Elle se délectait de chaque phrase, de chaque mot, s’attardait sur les passages sensuels, s’abreuvait de ces dialogues amoureux ; tournait les pages délicatement, elle qui était si délicate.

   Anne n’avait pas beaucoup d’amie, seulement une, Sylvie, avec laquelle elle prenait le thé tous les jeudis ; mais cela lui importait peu, préférant la qualité à la quantité, elle privilégiait relations sincères à celles, trop souvent, artificielles. Ce trait de caractère se reflétait dans son couple, elle toujours prête aux concessions, aux sacrifices, à se dévouer corps et âme, pour le bonheur de son époux.

   Cela faisait plus de trente ans qu’elle et Roger filaient le parfait amour. C’était un mariage distingué, sans artifice, comme il en existe dans la petite bourgeoisie. Tous deux originaires de familles traditionnelles, assommés de pensées bigotes dès leur plus jeune âge, ils avaient été élevés avec la croyance que l’amour était un sentiment impropre à se manifester en public, qu’il devait être discret, resté secret, qu’il appartenait à ces choses privées qui ne concernent que le couple, et le couple seul, ces intimités qui doivent croupir silencieusement, à l’intérieur du foyer, et surtout ne pas être étalées au jugement d’autres personnes. C’était un principe irréfutable, une loi qu’on ne pouvait enfreindre. Alors leur amour devait, en apparence, demeurer sobre et modéré, silencieux, mais cela ne l’empêchait pas pour autant, depuis le premier jour, d’être loyal, authentique et durable.

   Et si Roger ne confiait que très rarement à Anne qu’il l’aimait, il n’en était pas moins fou d’elle ; elle qui était, depuis tant de temps, sa tendre compagne, son amie douce, la femme sur laquelle il savait qu’il pouvait se reposer. Alors parfois, ne trouvant pas les mot, ne sachant comment lui dire à quel point il tenait à elle, il lui offrait un bouquet de fleurs, l’invitait au cinéma, ou l’emmenait danser. Alors Anne était aux anges, se sentant de nouveau jeune et vive, elle avait l’impression d’être aimée et désirée, comme jamais. Et tous les soirs, avant d’éteindre la lumière, Roger ne manquait pas de déposer, sur le front gracieux de sa femme, un baiser tendre et doux.

   Mais Roger n’embrassait plus sa femme. Cela faisait un moment maintenant qu’il ne lui avait pas offert de fleurs, qu’il ne l’invitait plus danser non plus. Il la négligeait, ne l’avait pas même emmenée voir le dernier Woody Allen, alors qu’il savait bien qu’elle adorait tous ses films.

   Sous l’emprise d’une extrême morosité, avachi dans son fauteuil, un verre de scotch à la main, contemplant le néant du plafond ou de la télévision, il en oubliait les sentiments qu’il éprouvait pour elle.

   Anne était anéantie par cette situation, se sentait impuissante face à ce mal insupportable qui détruisait son homme. Elle avait tout essayé pour lui redonner le sourire, mais toutes ses tentatives avaient été vaines. Elle était incapable de le guérir, et cela la rongeait au plus profond de son cœur, elle qui désirait si ardemment le bonheur de Roger.

 

 

2

 

   Ce soir-là, il se faisait tard, et Anne, à demi allongée sur le canapé, dans une posture à la fois nonchalante et aristocratique, avec ce petit air impeccable qu’ont les femmes distinguées, tournait les pages d’un livre, d’une romance mièvre. Elle entendit que Roger arrivait enfin et s’attendait à ce que, comme d’habitude, la porte s’ouvre en grinçant, que son mari se faufile mollement dans l’ouverture et que, les épaules affaissées, sans dire un mot, sans faire de bruit, il dépose méticuleusement son porte documents contre le mur de l’entrée, qu’il accroche sa veste au porte-manteau, qu’il délace ses chaussures de ville noires, étincelantes, les retire, leur redonne de l’éclat avec un peu de cirage, les dépose sur le tapis. Puis il enfilerait ses vieilles savates, dénouerait sa cravate, déboutonnerait le col de sa chemise, et s’avancerait vers elle. Il lui murmurerait un glacial bonsoir avant de s’enfoncer dans son fauteuil pour, une fois de plus, aller se perdre dans ses réflexions ténébreuses.

   Mais ce soir-là rien ne se déroula comme prévu.

   Roger passa la porte en sifflotant, avec une énergie et une bonhomie qu’Anne ne lui connaissait plus. Il ne retira pas ses chaussures, n’enfila pas ses savates qui, désespérées, devraient encore patienter dans le meuble à chaussures. Roger alla même jusqu’à balancer son porte-documents sur la table basse du salon, avec un dédain dont il n’était pas coutumier. Il semblait s’en moquer et, profitant de ce regain joyeux, se rua sur sa femme. Il l’enlaça tendrement, l’embrassa.

   Anne, agréablement surprise, se laissa faire, exaltée, éperdue par les lèvres de Roger, qui retrouvaient enfin sa bouche affamée, désespérée. Ses lèvres rouges craquelées, s’éveillaient de nouveau à des sensations oubliées. Et son cœur, cet organe compulsif, trop longtemps délaissé, tambourinait si fort dans sa poitrine qu’elle crut qu’il allait exploser.

   Roger lui tendit les fleurs qu’il avait dissimulé dans son dos, un joli bouquet de roses rouges. Il se pencha vers son oreille, lui murmura un suave je t’aime. Anne posa sa main sur la joue creuse de son mari, le regarda pleinement, lui sourit. Elle ne savait pas pourquoi, soudainement, il était si heureux, mais elle s’en fichait. Seul comptait leurs baisers, leurs sourires, leur bonheur retrouvé.

 

 

3

 

   Quelques temps plus tard, comme c’était le jeudi après-midi, Anne prenait son thé hebdomadaire avec son amie Sylvie. Elle lui racontait, comme les semaines précédentes, le rêve éveillé qu’elle vivait.

— Je dois admettre que je n’y comprends rien. Je ne sais pas comment Roger est devenu si tendre, si attentif à mes besoins. Lui qui était encore, il y a peu, dans un état dépressif… Cela me semble tellement loin maintenant. Rien n’est plus comme avant. Il a changé. Il est plus jovial, et surtout, beaucoup plus attentionné. Si tu savais à quel point je me sens heureuse. Je n’ai jamais été aussi heureuse de ma vie. Je me sens si confiante, si aimée, tellement apaisée.

Sylvie, ajoutant un sucre de plus dans sa tasse, écoutait avec attention le monologue, délicieusement naïf, de son amie. Mais, alors qu’Anne lui parlait d’un grand voyage qu’elle et Roger projetaient de faire, Sylvie, d’un geste attendrissant, l’arrêta net :

— Je suis vraiment folle de joie pour toi ma chérie.

— Merci ; lui répondit Anne, de ses yeux brillants et de ses lèvres rouges, pétillantes, qui ne pouvaient s’empêcher d’esquisser un immense sourire.

— Et donc à part ça, rien n’a changé dans votre quotidien ?! lui demanda Sylvie.

— Justement. C’est plutôt le contraire. Tout a changé.

— Oui. Mais tu m’as mal comprise. Je veux dire, pas forcément par rapport à son comportement, mais plutôt au niveau de ses occupations…

Anne prit quelques secondes pour réfléchir.

— Non. Je vois pas trop où tu veux en venir…

— Je sais pas moi. Est-ce qu’il s’est inscrit à une salle de sport ? Est-ce qu’il a changé son alimentation ? Est-ce qu’il voit un psy ? Parce que, c’est pas pour t’embêter ma belle, mais moi, à ta place, je serais curieuse de savoir ce qui a créé en lui le déclic, et ce qui a contribué à en faire un homme neuf. Pas toi ?

— Si ; affirma Anne, prenant soudainement conscience qu’elle ignorait, en effet, quelle était la cause réelle de l’évolution de Roger. Elle avait espéré, avait même cru, qu’il avait changé pour elle, pour l’amour qu’il lui portait. Mais elle s’apercevait, tout d’un coup, qu’il devait y avoir une autre explication, une autre raison, et se sentait stupide de ne pas l’avoir envisagé plus tôt. Obnubilée par son bonheur retrouvé, aveuglée par le nouveau Roger, transi d’amour, elle en avait omis de faire appel à son discernement et sa réflexion.

— Moi je dis qu’un homme qui, tout d’un coup, devient aussi attentionné, a bien souvent quelque chose à se reprocher ; ajouta Sylvie, donnant à sa voix une tonalité plaintive, afin d’atténuer la dureté de ses propos.

— Tu… Tu crois qu’il me trompe ? bafouilla Anne.

— Je n’en sais rien ma chérie. Y a-t-il quelque chose qui pourrait te faire penser cela ?

— Et bien, suggéra Anne, c’est vrai que depuis quelques mois, souvent, il rentre plus tard du travail…

— Plus tard ?!! A quel point ? Combien de fois par semaine ?

La pauvre Anne, pensive, devenant craintive, se rongeait les ongles ; négligeant de ce fait les anciennes remontrances de sa mère, qui l’aurait grondé comme une gamine, impériale et distante, si elle la voyait faire.

Elle releva la tête vers Sylvie :    

— Il ne rentre pas avant sept ou huit heures, environ deux fois par semaine. Il a beaucoup de réunions me dit-il, de clients à voir et de dossiers à clore.

Sylvie, posa sa main apaisante sur le bras d’Anne  :

— Ma pauvre. Je suis désolée. Je sais que tu n’as pas envie d’entendre cela. Mais je pense que Roger a une maîtresse.

A l’énonce de ses mots, Anne renversa sa tasse et, le visage figé, le regard perdu, hagard, laissa une larme s’échapper de son œil, couler sur sa joue.

 

   Anne ne dit mot à Roger des doutes qui, désormais, assaillaient son esprit. Et c’est sans lui poser de questions, sans l’interpeller sur quoi que ce soit, qu’elle laissa son homme déguster le dîner, regarder un film, se brosser les dents, puis s’endormir. Quant à elle, elle passerait une nuit blanche, les yeux dans le vague, l’esprit alerte, à suspecter, à réfléchir, et à pleurer.

 

 

4

 

   Le lendemain, dès que son époux fut parti, Anne en profita pour fouiller dans ses affaires. Elle commença par la table de chevet, mais n’y trouva qu’un paquet de mouchoirs, quelques tickets de caisse et un livre sur le management. Elle sonda le placard, remua les chemises, les vestes et les pantalons, retourna toutes les poches, à la recherche d’un indice quelconque ; mais elle ne découvrit rien de probant. Comment pourrait-elle le confronter à ses mensonges si elle n’avait pas de quoi appuyer ses propos ? Comme tout bon enquêteur, il lui fallait d’abord pouvoir démontrer la culpabilité du suspect avant que de l’envoyer s’expliquer devant les juges. Elle devait absolument découvrir cela, le petit objet qui le condamnerait. Elle fouilla tout l’appartement, de la salle de bain à la cuisine, de la chambre jusqu’aux toilettes, en passant par le salon ; souleva les coussins du canapé, se mît à quatre pattes, scrutant sous les meubles, passant au peigne fin chaque recoin.

   Mais rien. Roger avait été très méticuleux, d’une minutie extrêmement efficace. Il n’avait rien laissé au hasard, ajoutant, à son crime matrimonial, un savoir-faire pointilleux, qui démontrait son pragmatisme, son expérience, et son goût prononcé pour la trahison. Il n’en était pas à son coup d’essai, Anne en était désormais certaine, avait acquis de l’expérience, au fil des mois et des mensonges. Ainsi ces petits cadeaux, ces attentions si mignonnes, ces caresses si tendres, cette façon si habile de se masquer d’un voile doux et amoureux, n’était qu’un lot de fourberies, une perfidie, un jeu de lâche adultérin. Ou peut-être pensait-il, par ses paroles gentilles et ses gestes galants, pouvoir racheter ses fautes et apaiser sa conscience. Croyait-il sincèrement qu’elle lui pardonnerait avec tant de facilité, parce qu’il lui donnait quelques bribes aimables de ce qu’il offrait, mille fois, de tout son cœur, à sa maîtresse ? Il devait la rendre heureuse, elle, son épouse, il le lui devait bien. Elle était l’unique femme à mériter cela, devait demeurer la seule à y avoir droit.

   Anne rangea l’appartement avant que Roger ne revienne, afin qu’il ne se douta de rien. Demain ce serait le week-end, elle devrait trouver le moyen de fouiller le porte-documents de son mari ; alors elle obtiendrait les preuves qu’elle désirait, et pourrait préparer sa vengeance. Anne était une femme douce, sage et altruiste, mais elle n’était pas le genre de compagne que l’on pouvait tromper impunément.

 

 

5

 

   Alors que tous deux se réveillaient, que, comme chaque semaine, ils se rendraient au marché faire quelques courses, et que par cette matinée ensoleillée, ils décideraient d’aller se promener sur la plage, fouler le sable frais et contempler l’horizon bleu, Anne feint une foudroyante fatigue et, se pelotonnant dans les draps blancs, d’un souffle qui se voulait déchirant, demanda à son traître adoré :

— Je ne me sens pas en état ce matin mon tendre chéri. Cela ne te dérangerait pas d’aller seul, acheter quelques légumes et fruits, et que je me repose en attendant ton retour ?  

— Pas du tout mon amour. Repose toi ; lui affirma Roger, lui déposant un baiser sur le front.

   Anne ferma les yeux, fît semblant de se rendormir, attendant que son époux finisse par quitter les lieux.

   Dès qu’elle entendit la porte d’entrée se refermer, elle se leva d’un bond, se précipita à la fenêtre et, tapis dans l’ombre des rideaux, épia le départ de Roger. Et lorsqu’elle l’aperçut qui traversait la route, elle sût qu’elle avait au moins trente minutes devant elle. Elle se rua jusqu’à l’entrée, attrapa la mallette de Roger, l’ouvrit furieusement, sachant qu’elle allait découvrir quelque chose qui bouleverserait sa vie.

   D’abord elle ne vît rien, rien que des dossiers, des textes sans importance, sans aucun intérêt. Puis elle regarda plus en détail, tourna les pages d’un classeur, à l’affut du moindre signe. C’est alors qu’elle découvrit, collé sur une feuille, un petit papier jaune, issu d’un bloc-notes, ce genre de papier pratique sur lequel Roger avait prit l’habitude de griffonner tant de trucs, ses rendez-vous, ses idées, ses pensées fugaces, afin de ne pas les oublier. Mais au lieu de cela, ce qu’elle lu la bouleversa, la déchira jusqu’aux entrailles. C’était un petit poème, écrit de la main de Roger, à l’attention de son amante. 

 

 

Encore tout à l’heure je te retrouverai

Mon petit bonheur qui sait me combler

Calme ou impétueuse

Je me baignerai en toi

Beauté délicieuse

Qui me rend fou de joie

Le soleil éclatant nous regardera nous mêler

Et mon corps nu que tu vas caresser

Alors que tu étais tous les jours devant moi

Enfin me voilà, me voilà

 

   Roger n’avait jamais écrit d’aussi belle chose auparavant. Il n’avait jamais su, ne s’y était jamais intéressé, n’avait jamais éprouvé un quelconque attrait pour l’art poétique, ces écrits absurdes qui ne menaient nul part. Il ne ressentait rien, en lisant des vers, rien que de l’ennui. Il n’était pas poète, n’avait aucun goût pour ces banalités, ne savait différencier un alexandrin d’un décasyllabe ; intolérant aux figures de style, il prenait tout au pied de la lettre et, réfractaire à tout illogisme, ne comprenait pas le rôle et le sens d’une métaphore. La poésie demeurerait pour lui un art futile, invisible, inutile.

   Anne en resta coi. Roger ne lui avait jamais laissé de petit mot mignon, quelques courtes phrases affectueuses. Et là, il lui suffisait de se dénicher une pouffiasse, pour que jaillisse en lui un talent endormi, inexploité et merveilleux. Anne était rouge de colère, ne pouvait admettre que son mari se soit découvert une muse, une autre qu’elle. Elle aurait dû être celle qui lui aurait inspiré ses jolis vers, depuis longtemps déjà. Mais non ! Il avait fallu que ce soit une autre, une femme dont elle ignorait encore l’existence quelques jours auparavant, qu’elle ne connaissait pas, dont elle ne savait pas le nom, mais que déjà, elle savait détester. Une sale voleuse !

   Anne n’avait qu’une envie, déchirer ce feuillet, le brûler, le détruire, faire en sorte qu’il n’ait jamais existé. Elle voulait plonger dans le cerveau de Roger, le rétablir, le réparer, y réinstaller les pensées, les sentiments d’avant, qui avaient été si grossièrement jetés, puis remplacés. Elle supprimerait l’ivresse, dévorerait la passion, qu’il éprouvait pour cette autre.

   Surtout il ne lui fallait rien dire à Roger. Il inventerait trop facilement une explication plausible, la duperait une fois de plus, avait dû se préparer à se faire démasquer, avait sûrement déjà inventé une histoire mensongère à lui faire gober. Il saurait trouvé les mots qu’elle aspirait à entendre, et alors elle le croirait, resterait soumise à son emprise. Il possédait malheureusement un coup d’avance sur elle.

   Non. Elle devait patienter, le prendre sur le fait, qu’il n’ait plus aucun moyen de se défendre. Et alors il regretterait tout. Il la supplierait, la prierait de lui pardonner, peut-être même pleurerait-il. Cela serait jouissif de le voir ainsi désarmé, inoffensif, faible, terrorisé à l’idée de la sentence qu’elle lui infligerait. Ce qu’elle ferait à ce moment-là, elle ne le savait pas encore.

……………………………………………………………………………………………………………………………………………………..

 

Merci de m’avoir lu.

La suite arrivera très vite. C’est promis. 

Frédéric Dessault

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