Comment j’ai auto-publié mon livre : de la conception du roman à son édition #1

Acte 1 :  Il suffit de commencer (des débuts laborieux)

 

ob_351a0b_stylo-plume-encre-2

 

 

Bonjour à tous.

Je vais tenter, dans une série de plusieurs articles, de vous raconter, de vous expliquer, aussi véridiquement que possible, tout le cheminement effectué pour mon roman, de sa conception à sa publication ; en espérant que cela vous intéresse, voire même que cela vous soit utile, si d’aventure vous souhaiteriez, vous aussi, vous lancer dans la grande aventure de l’écriture d’un livre. 

C’est donc parti pour un long chemin, fait de joies et de doutes, d’abnégation, de souffrances, et de plaisir.   

 

 

pouce

 

Depuis plus de 15 ans j’écrivais des chansons et des poèmes. J’avais aussi quelques idées d’histoires qui voguaient dans ma tête, mais, si j’avais essayé à maintes reprises d’écrire un roman, je dois bien avouer que je n’avais jamais été assez motivé et studieux pour y arriver. J’aimais écrire, mais ce n’était pas encore viscéral, et, devant la masse de travail à effectuer, avec cette flemme lancinante qui venait sans cesse me harceler, j’abandonnais à chaque fois mon projet, alors qu’il n’était seulement qu’un brouillon de quelques pages griffonnées, chiffonnées. Mes romans étaient avortés dès qu’ils commençaient à germer dans mon esprit. Alors mes histoires, je ne devais me les raconter qu’à moi-même, dans ma petite tête de rêveur trop glandeur.

J’écrivais donc des chansons, c’est beaucoup plus facile et vachement plus rapide. Mais, si j’adorais composer, j’étais bien forcé d’admettre que des petits problèmes aller freiner mon futur succès musical.

Premièrement : je ne suis pas ce qu’on pourrait appeler un bon guitariste, je ne connais que quelques accords et m’en suis toujours contenté pour accompagner mes textes. À part mes chansons je ne sais rien jouer d’autre. Non c’est vrai, j’vous assure, rien de rien.

Deuxièmement, si je ne chante généralement (et j’insiste sur le généralement) pas trop faux, je dois admettre que ma voix n’a rien d’extraordinaire et qu’elle réclamerait certainement quelques cours de chant… Oui j’ai encore un peu de lucidité.

 

guitar

Je sais pas si cet animal est un canard. Il semblerait qu’il ait une queue dans le dos…

Un ornithorynque peut-être…

 

Bref, après avoir passé mes 8 dernières années à travailler en bibliothèque, et que mon contrat ne soit finalement pas renouvelé, je me disais qu’il était temps que je réalise enfin ce que j’avais envie de faire. J’allais écrire un livre. En plus je l’avais dit à tout mon entourage, alors je n’avais plus le choix, où je risquais de passer pour un lâche, voire un abruti, voire carrément les deux. Je me doutais que la plupart de mes proches ne croyaient que très peu à cette utopie, pensant sans aucun doute que, comme d’habitude, je n’irai jamais au bout de mon projet.

Ainsi, lorsque je leur faisais part de mon envie d’écrire, ils devaient chantonner dans leur tête un peu de Dalida : paroles, paroles, paroles… Je ne pouvais pas leur en vouloir, moi aussi je doutais de moi.   

Voilà, j’étais sans emploi, plein de beaux discours et de rêves, et mon ordinateur attendait que je lui crache des mots à la pelle… 

 

fatnjnn

Il pouvait bien encore attendre un peu…

 

Sachant qu’écrire un roman n’était pas chose aisée et que ma première publication ne serait pas un chef-d’oeuvre, j’avais intelligemment décidé de ne pas gâcher mon talent et préférais donc m’embarquer dans une création pas trop difficile, qui réclamerait peu d’expérience et connaissance. En gros, je ne voulais pas trop me fouler, et il fallait donc que je trouve un thème facile, une histoire pas trop compliquée à raconter. Je pense en fait que par moments, je désirais plus être considéré comme un écrivain que d’en être réellement un. Mais en fait je crois surtout que j’étais terrifié à l’idée d’échouer.. Je voulais avoir fini d’écrire mon livre avant même de l’avoir commencé. Comme on dit dans le sport : je n’étais pas prêt à mouiller le maillot.

De plus, pour ne rien arranger à ma procrastination, nous avions prévu de partir en voyage avec mon ex-compagne (petite amie, concubine, copine… je ne sais jamais quel mot utilisé, je trouve qu’ils sont tous inadéquats, soit qu’ils fassent trop enfantins, soit qu’ils sonnent trop sérieux). Pas une petite semaine au bord de la mer, non, non, non ; un road-trip à travers tout le Royaume-Uni, avec pour but ultime les lacs, les montagnes et les mystères écossais.

Je passais donc mes journées à planifier le programme, à repérer les sites à voir, à tracer notre futur parcours – partir de Tours, passer par Calais pour prendre le ferry, emprunter les routes d’Angleterre et d’Écosse, pour former une sorte de huit dans la pas si perfide Albion, faire un détour par la Belgique avant de revenir au point de départ. Il fallait aussi chercher des logements. Autant dire que tout cela me prit un sacré bout de temps, et m’empêcha d’en consacrer à mon roman. ( la belle excuse ! )

 

 

Bref, le but de cet article n’est de vous décrire la splendeur du Loch Lomond et de l’île de Skye, ni la grandeur et la majesté des cathédrales anglaises, ni même les joyeuses découvertes et les quelques péripéties vécues à travers plaines anglaises et montagnes écossaises.

scotland

Je vous mets quand même une petite photo

( c’est au  niveau de Kilchurn Castle)

 

Alors je ne résumerais ce périple qu’en deux mots : cool et fatigant (enfin plus cool que fatigant quand même, ne vous m’éprenez pas).

De retour, je me trouvais une autre échappatoire : l’un de mes meilleurs amis allait se marier et je m’échinais à lui préparer une petite surprise, à laquelle je consacrai pas mal de mon temps aussi.

Enfin, road-trip effectué, mariage passé, vacances d’été sur le point de s’achever, tout était vraiment réuni pour que m’y mette réellement…

Mais je crois que j’avais vraiment peur de faire de la merde…

Puis finalement je me lançais, j’écrivais, sans avoir de plan, sans trop savoir où j’allais. Ma préparation était loin d’être impeccable, elle était même lamentable. Mais tout du moins j’allais apprendre, au fur et à mesure, à me perfectionner.

 

writttt

On se motive et on s’y met…

 

Tous les jours j’écrivais, pas suffisamment, 3 heures pas plus, j’avais toujours du mal à m’y mettre, et je me rendais bien compte que ce que j’écrivais n’était pas si génial, mais je continuais, il fallait que j’avance, il fallait que je finisse. J’écrivais, sans vraiment y croire.

Et puis j’avais toujours tendance à m’occuper d’un rien. C’est presque une calamité, je ne m’embête jamais, je trouve toujours un truc à faire : lire un bouquin, regarder une série, se promener, faire de la guitare, et puis beaucoup de sport, (et j’espère en ayant calé ici  » beaucoup de sport  » que vous allez m’imaginer sportif et musclé, c’est ça qu’est bien quand on écrit, on n’est pas obligé d’écrire la vérité). Il en résultait que mon écriture était vachement, vachement, lente.

Mais ce n’est pas un sprint, écrire un livre, c’est une course de fond, un marathon, alors il ne faut pas s’épuiser, il faut aller à son rythme pour réussir à passer la ligne, alors, j’avançais, tranquillement, pas à pas, sans me presser, essoufflé rien qu’à l’idée de trotter, et même, parfois, je piétinais, limite, je faisais carrément du moonwalk…

 

giphy

 

 

Mais écrire, j’aimais ça, de plus en plus. J’y prenais goût. Non pas que je n’aimais pas écrire avant, mais là je commençais à vraiment apprécier l’exigence et la rigueur que réclamait la composition d’un livre.

Mais malgré tout, je n’étais pas pleinement satisfait de ce que je produisais… 

……………………………………………………………………………………………………………………………………………………..

 

Suite de l’épopée prochainement.

(Prochainement c’est bien parce que c’est imprécis et prometteur à la fois)

Bonne soirée à tous.tes

Et surtout bonnes fêtes de fin d’année.

 

Frédéric Dessault

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s