Comment j’ai auto-publié mon livre :de la conception du roman à son édition #2

 

Acte 2 : Beaucoup de doutes et une gloire éphémère

 

encrier

 

Bonjour à toutes et tous, voici l’acte 2 de  » Comment j’ai auto-publié mon livre « . C’est le passage où je me dis que je suis trop nul, puis trop génial, puis re-nul, et où je me dis que c’est quand même compliqué d’écrire un roman satisfaisant.

 

Je sais pas vous mais moi, quasiment à chaque fois que je lis un roman, je me sens un peu naze. Face à la prose talentueuse de certains auteurs, mon estime personnel en prend un coup, et je doute de moi, et je me dis que je n’atteindrais jamais un tel niveau, et que j’y arriverai jamais et patati et patata… J’en viens même à penser que, finalement, je ne sais pas vraiment écrire, que je ne suis qu’un menteur, un racontar, bref, je ressens à fond ce fameux syndrome de l’imposteur… D’ailleurs, à chaque fois que je rédige un texte pour le blog, même pour ça, je tergiverse sans arrêt avant de le publier. J’ai trop peur de décevoir, qu’on me trouve indigne d’être lu…

 

imposteur

Le syndrome de l’imposteur c’est ça. 

 

Bref, le problème en fait c’est que je m’imagine toujours qu’un auteur hyper talentueux écrit son oeuvre d’un jet, que tout est réussie dès la première esquisse, et du coup, quand je me vois galérer, et que j’imagine les autres réussir si facilement, je me démotive. Pour moi, l’écriture est parfois facile, c’est les moments magiques où tout vient tout seul, simplement, quand les mots jaillissent, que les doigts dansent, sans s’arrêter et que les pages s’envolent ; mais elle est aussi souvent laborieuse. Le texte doit être toujours perfectionner. La phrase est sans cesse retravaillée, corrigée, pressée, afin d’en extraire le meilleur. Cela je ne le concevais pas avant de commencer. Je pensais encore naïvement qu’écrire un chef-d’oeuvre se faisait d’un trait, d’un souffle, d’une plume embrasée. Alors je doutais. De plus en plus, je doutais.

Mais tout de même, j’écrivais. Plus vivement. Les chapitres défilaient, s’enchaînaient plus rapidement.

J’achevais mon premier jet, m’en débarrassais en quelque sorte comme d’une tâche ménagère qu’il m’aurait fallu absolument achever, rêvant à ce que des lecteurs trouvent mon récit fantastique alors que moi même, dans mon for intérieur, je le savais imparfait. Mais je me berçais de quelques illusions, m’allégeais de la pression que je m’étais infligé, poussait un ouf de soulagement. Et puis, après tout, je n’avais pas grand chose à me reprocher, j’étais arrivé au bout de mon projet.

Je m’empressais de partager mon exploit sur Facebook. Je n’avais jamais obtenu autant de likes et de commentaires élogieux, des gens qui me félicitaient, me congratulaient… si seulement ils avaient lu quelques pages de mon labeur…

 

Mais bon, n’ayant pas encore conscience de ma duperie, je profitais de mon bonheur et m’enivrais de cette gloire éphémère.

 

content

J’avais quand même conscience qu’il me restait encore du travail,

mais je pensais bêtement que le plus long était fait.

 

Heureusement, je repris vite mes esprits et décidais d’avoir quelques avis d’autres personnes, histoire de savoir si mon roman était publiable – j’avais pour projet de le proposer à des maisons d’éditions et n’avais pas vraiment envie de me taper l’affiche, et d’envoyer valdinguer la confiance que je venais d’acquérir.

Alors j’envoyais mon texte à quelques proches, des bêta-lecteurs comme on dit, accompagné d’un questionnaire d’impressions afin de savoir ce qu’il me faudrait peut-être amélioré.

Les retours furent passables, passablement positifs. Mes proches ne voulaient certainement pas m’offusquer et certains d’entre eux n’avaient peut-être pas pris en considération que ce roman avait pour vocation d’être distribué autrement que sous le manteau.

Je n’obtenais pas trop de critiques, pas de remarques désagréables (pas non plus d’avis dithyrambiques, c’est certain).

Tout le monde se montrait globalement sympa.

Mais une personne, un ami de mon ex-amie, répondit avec sincérité et objectivité à mon petit questionnaire (je ne veux pas dire par là que les autres n’étaient pas sincères, mais le fait qu’ils n’étaient pas complètement objectifs me paraît pour le moins plausible).

Je me rendais bien compte à la lecture de son commentaire qu’il prenait des pincettes afin de ne pas trop me blesser, ne pas trop égratigner mes espoirs… Mais pour le coup il loupa quelque peu son effet car je me sentis automatiquement vexé, surtout que, pire que tout, je ne pouvais pas vraiment lui donner tort.

Son avis était constructif et, pour faire court, me disais qu’en l’état ce roman ne pouvait pas être publier.

 

calimero

 

Moi, quand on me fait une critique…

 » C’est vraiment trop injuste ! « 

 

Après ma bouderie passagère je le remerciais de sa critique et décidais de m’en servir comme d’un tremplin pour retravailler et agrémenter mon histoire.

Je devais admettre que mon livre n’était à ce moment qu’un brouillon, une esquisse, qu’il me restait encore tout à faire, tout à refaire, et je me sentais, étonnamment, plus motivé que jamais…

Suite, au prochain épisode… 

 

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Et vous, est-ce que vous avez déjà écrit un livre ? Comment ça a été pour vous ? Easy ou fastidieux ? 

A bientôt

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