Cahier de Lectures #23

Parce que la vie ne suffit pas – Nathalie Longevial

 

Librinova – 308 p.

4ème de couverture                                                      parce que

 

Après avoir essayé de terminer un roman, alors que ce qu’elle écrit le mieux ce sont des quatrièmes de couverture, format un peu court quand on veut devenir écrivain, Marie, 48 ans et quelques, décide d’arrêter d’écrire, persuadée que sa vie parfaite et néanmoins banale ne lui permet pas de le faire. Son mari lui offre un séjour en résidence d’auteurs à l’occasion de son non-anniversaire où elle accepte de se rendre, un peu comme un baroud d’honneur. Là-bas elle se trouve confrontée à tous ses démons : les autres stagiaires n’écrivent-ils pas mieux qu’elle, son histoire présente-t-elle un intérêt pour quelqu’un, écrire s’apprend-il et puis, à presque cinquante ans, a t-on encore le droit de changer de vie ? La rumeur qui court selon laquelle la résidence est un centre de désintoxication pour écrivains compulsifs ne l’aide pas davantage à mener son objectif à terme. Mais, parce que la vie ne suffit pas, heureusement qu’il reste ses rêves.

 

Un passage du livre

 

Je travaille jusque tard dans la nuit et les pages se succèdent avec enthousiasme. L’article devient deux, puis quatre, puis cinq. J’ai tellement voulu vivre des instants tels que celui-ci, sans souffrance, sans doute, juste les mots qui coulent et les doigts qui volent de touche en touche que je ressens un sentiment nouveau. De la légèreté. Un pétillement. Une impatience. Portée par ces sensations, je ne relis pas : je dois apprendre à me faire confiance et ne plus tout retravailler. Et si recommencer à l’infini était une parade pour ne jamais me confronter au livre terminé et à la possibilité qu’il soit moins bien que ce que j’avais imaginé.

 

En quelques mots

 

Tout d’abord, j’aimerais dire quelques mots sur l’auteur, puisque je la suis depuis quelques mois sur Instagram et que j’ai pu percevoir, à travers nos courts échanges et ses publications, une personne sincère, touchante, pleine de tendresse, un brin poète, rêveuse, et facétieuse. Elle a l’air super sympa et j’espère bien pouvoir la rencontrer en vrai lors d’un prochain salon d’auteurs indépendants.

Tout comme moi c’est un auteur auto-édité qui a fait le choix d’assouvir son rêve en publiant ses écrits et rien que ça, quand on sait le temps et l’énergie que ça prend, ça force le respect. (pour le coup je m’envoie des fleurs à moi aussi ^^)

Bref, je vous invite à aller jeter un œil sur son compte insta : nathalie_longevial_auteur .

Maintenant que je vous ai parlé de l’écrivaine, passons au livre…

Parce que la vie ne suffit pas raconte l’écriture, le désir, la volonté d’achever un récit. Ça raconte la puissance des mots. Ça nous tisse une toile littéraire, faîte de passions, d’angoisses, d’envies… Ça raconte l’amour des lettres, l’assouvissement d’un rêve, la confection d’une oeuvre. C’est un parcours initiatique, une réalisation de soi, une grandeur à concrétiser. C’est une résidence d’auteurs qui se rencontrent, qui se confient, sur leur passé, sur leur rapport à l’écriture, sur la place qu’elle prend dans leur vie. C’est une intrigue en vase-clos ou chaque protagoniste a ses secrets, où tout va se révéler.

C’était mon premier achat d’un livre auto-édité et je dois dire que j’ai été agréablement surpris. Nathalie Longevial possède une jolie plume, très agréable, et révèle en tout point ses grandes qualités à manier les mots.

Par contre je dois admettre avoir eu un peu de mal à rentrer dans le livre, car si je ne pouvais qu’en admirer la prose j’échouais à m’embarquer totalement dans l’intrigue, trouvant parfois le rythme un peu trop lent, ce qui, bien heureusement, se rectifia au fil des pages et des chapitres. L’histoire est bien ficelée, les personnages bien étoffés (même s’ils ne m’ont pas pleinement touché), et l’écriture est très agréable. L’acte d’écrire est superbement raconté et l’on perçoit le son, le souffle ardent de l’auteur, et l’on voit les doigts qui dansent et s’agitent sur un clavier d’ordinateur, qui sortent les mots qui n’étaient auparavant encore que des pensées, qui les font résonner, à jamais, sur un écran, sur du papier, pour l’éternité…

Bref, malgré le fait de lui avoir trouvé quelques lacunes, cette lecture fût une belle découverte… en plus, si vous désirez vous lancer dans l’écriture, vous pouvez piocher quelques conseils à la fin du livre et ça c’est plutôt cool. 🙂

 

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s