Comment j’ai auto-publié mon livre : de la conception du roman à son édition #3

 

Acte 3 : Et quand y en a plus, et bah y en a encore…

 

amachine

 

Vous l’attendiez avec impatience, le voici, l’acte 3 de « Comment j’ai auto-publié mon livre ».

 

Je me relisais, enquêtais, investiguais, cherchais a comprendre ce qui clochait dans ce roman. Je comprenais, après quelques temps, qu’il manquait un réel fil conducteur. L’histoire n’était qu’un amas de courts chapitres, de brefs instants. Je devais chercher à les relier entre eux, à ce que toutes ces minuscules histoires n’en forment qu’une. Si moi je comprenais bien le sens de ce que j’avais écrit, les autres ne pouvaient pas le deviner. Mon roman manquait de liant, il était, dans sa structure, un peu difficile à aborder.

Mon travail avait été bâclé, du moins de mon avis (on est toujours trop dur avec soi-même). Je me sentais plus clairvoyant dorénavant. J’avais écrit un livre. Il me fallait maintenant en faire un « bon » livre. Je laissais s’écouler quelques semaines avant de m’y replonger totalement et cette pause fût pour le moins bénéfique. Avec du recul, plus détaché de mon roman, d’un œil neuf, je repérais ses défauts, ses qualités, les choses à réparer .

J’ajoutais quelques chapitres, afin d’établir une nouvelle intrigue, en retirais certaines qui plombaient l’histoire, tout en cherchant à conserver un maximum l’essence de mon écriture et de mon histoire, tel le style de l’écriture qui devait évoluer au fil des pages, tout comme la personnalité du personnage et l’intrigue principale.

Ce roman que, au commencement, je désirais facile (pour me faire un peu les dents) s’avérait finalement bien fastidieux.

Mais je m’y plongeais.

M’y noyais.

J’écrivais une bonne partie de la journée.

Me relisais.

Réécrivais.

J’étais à fond, jusque tard dans la nuit.

J’apprivoisais mes mots, je balançais des phrases, les supprimais, les modifiais, essayais au maximum des les rendre belles, lyriques.

J’écoutais de la musique, m’absorbais de sentiments, de mélancolie, afin qu’ils rejaillissent mieux dans mes pages.

Je m’arrêtais, me relisais, reprenait la danse frénétique de mes doigts sur le clavier.

Enfin, je me sentais pleinement ancré dans mon histoire. Je prenais plus de plaisir à écrire ces derniers jours que lors des mois précédents.

C’était moins laborieux, beaucoup plus jouissif, et les journées défilaient, ainsi que les nuits, sans que mes yeux rougies ne s’en rendent compte, obnubilés par les pages blanches qui se remplissaient, par celles que je corrigeais, et par la musicalité du phrasé que je tentais de leur donner.

J’avais enfin l’impression que mon roman prenait forme… Et puis au moins, me rassurai-je, il sortait un peu des sentiers battus.

Je n’allais pas faire un chef-d’oeuvre, certes, mais tout du moins je n’aurai pas à avoir honte de ma réalisation.

Je me sentais plus légitime dans mon art. De là à ressentir encore un excès de confiance, il fallait que j’y prenne garde. Le temps n’était pas venu de s’envoyer des fleurs. Mais j’étais assez satisfait, mais aussi un peu exténué… Parfois, j’en avais marre. J’avais l’impression que je n’en finirais jamais.

Il me restait encore tant à faire…

 

 

 

Bonne journée à tous.tes.

Bises.

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