Cahier de Poésies #12

 

FAROUCHE     

                    

farouchefvddf

 

 

Corbeaux indociles qui volent dans ses yeux

Le regard intrépide d’un noir d’ébène

Elle vient et elle va de sa démarche certaine

Les jambes félines sur l’asphalte brumeux

 

Et ses joues qui se teintent d’une vive couleur

Ciel qui rougie quand Soleil se couche

Son visage intraitable et sa bouche farouche

Méprisent à coup sûr mon absolue candeur

 

J’aimerais bien lui sourire, lui dire qu’elle est belle

Mais sa moue boudeuse le silence m’impose

Alors résigné, je me dérobe et je n’ose

Abordée cette brune à la mine rebelle

 

Puis de son passage il ne reste plus rien

Si ce n’est le souvenir et peut-être un regret

Que de cette femme je ne puisse garder

Que le souffle piquant de son air souverain

 

 

Une réflexion sur “Cahier de Poésies #12

  1. yannucoj dit :

    Une passante qui incarne en quelque sorte l’idéal baudelairien de la beauté, une beauté fugitive, brièvement aperçue, et qui subjugue.

    Un peu dans le style ci-après :

    Un « souffle piquant » qui dépasse l’être humain, peut-être ?

    Aimé par 1 personne

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s