Cahier de Lectures #30

 

Bilan de Lectures estivales 2019 : 1ère Partie

 

 

J’ai accumulé énormément de retard sur mes chroniques dernièrement, alors j’ai décidé de vous faire un petit bilan, en plusieurs parties.

 

 

  •  Einstein, le sexe et moi / Olivier Liron  ♥♥♥♥♥

 

einstein

Alors celui-là… Je n’arrêtais pas de le voir défiler sur Instagram et tout le monde en faisait l’éloge. Alors, une fois que j’ai pu me le procurer, je me suis jeté dessus… pour ne plus le lâcher. Vainqueur du Grand Prix des Blogueurs Littéraires 2019, Olivier Liron nous raconte son passage dans « Questions pour un champion » et, par le truchement de cette émission, nous parle de sa « différence ». Autiste Asperger, c’est avec une écriture fine, délicate, et infiniment drôle, que l’auteur se raconte, se confie, sur sa vie, nous ballottant sans cesse d’une émotion à une autre. Un bijou brut. Génial. Pour le moment, mon plus gros coup de cœur de l’année.

 

Résumé :

« Je suis autiste Asperger. Ce n’est pas une maladie, je vous rassure. C’est une différence. Je vais vous raconter une histoire. Cette histoire est la mienne. J’ai joué au jeu télévisé Questions pour un champion et cela a été très important pour moi. »
Nous voici donc en 2012 sur le plateau de France 3 avec notre candidat préféré. Olivier Liron lui-même est fort occupé à gagner ; tout autant à nous expliquer ce qui lui est arrivé. En réunissant ici les ingrédients de la confession et ceux du thriller, il manifeste une nouvelle fois avec l’humour qui est sa marque de fabrique, sa très subtile connaissance des émotions humaines.

 

 

  • Frères d’âme / David Diop  ♥♥

 

freredame

C’est l’horreur, l’absurdité, la sauvagerie humaine, mais aussi l’amitié, la fraternité indéfectible, qui nous sautent à la gueule. Le Goncourt des lycéens 2018 nous dépeint, d’une plume sans tabou, la violence de la guerre, qu’elle soit physique ou psychologique. C’est un roman qu’il faut lire, pour apprendre, pour comprendre…

 

Résumé :

Un matin de la Grande Guerre, le capitaine Armand siffle l’attaque contre l’ennemi allemand. Les soldats s’élancent. Dans leurs rangs, Alfa Ndiaye et Mademba Diop, deux tirailleurs sénégalais parmi tous ceux qui se battent sous le drapeau français. Quelques mètres après avoir jailli de la tranchée, Mademba tombe, blessé à mort, sous les yeux d’Alfa, son ami d’enfance, son plus que frère. Alfa se retrouve seul dans la folie du grand massacre, sa raison s’enfuit. Lui, le paysan d’Afrique, va distribuer la mort sur cette terre sans nom. Détaché de tout, y compris de lui-même, il répand sa propre violence, sème l’effroi. Au point d’effrayer ses camarades. Son évacuation à l’Arrière est le prélude à une remémoration de son passé en Afrique, tout un monde à la fois perdu et ressuscité dont la convocation fait figure d’ultime et splendide résistance à la première boucherie de l’ère moderne.

 

 

  • Ciao Bella / Serena Giuliano  ♥    

 

ciaobella

Oscillant entre fiction et biographie, entre rire et sentiments plus lourds, c’est un joli livre que nous avons là. On y découvre une fille, une mère, une femme (tout ça c’est la même personne hein, vous l’aurez compris), un peu en perdition, qui, par le biais d’une psychothérapie (psy dont elle devient d’ailleurs très proche) se construit, se reconstruit, évolue, panse ses blessures passées, apprivoisant ses peurs, ses phobies, prenant son courage à deux mains et s’imprégnant d’une confiance qui lui était encore inconnu jusque là. C’est une conversation amicale avec une psy, une réapparition des souvenirs, des moments à s’approprier pour devenir maître de sa propre vie. C’est drôle, exubérant, tendre mais aussi plein d’enthousiasme et de réflexions sur les petits bonheurs. Une lecture agréable, sans prise de tête.

 

Résumé :

Grandir, pardonner et manger des pâtes.

 » J’ai peur du chiffre quatre. C’est une superstition très répandue en Asie. Le rêve ! Enfin des gens qui me comprennent ! Je devrais peut-être déménager…
– Vous avez beaucoup d’autres phobies ?
– Vous avez combien d’années devant vous ? « 

Anna a peur – de la foule, du bruit, de rouler sur l’autoroute, ou encore des pommes de terre qui ont germé… Et elle est enceinte de son deuxième enfant. Pour affronter cette nouvelle grossesse, elle décide d’aller voir une psy.
Au fil des séances, Anna livre avec beaucoup d’humour des morceaux de vie. L’occasion aussi, pour elle, de replonger dans le pays de son enfance, l’Italie, auquel elle a été arrachée petite ainsi qu’à sa nonna chérie. C’est toute son histoire familiale qui se réécrit alors sous nos yeux…
À quel point l’enfance détermine-t-elle une vie d’adulte ? Peut-on pardonner l’impardonnable ? Comment dépasser ses peurs pour avancer vers un avenir meilleur ?

 

 

  • Frappe-toi le cœur / Amélie Nothomb

 

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Si la plume de Nothomb demeure toujours aussi agréable, je trouve souvent ces romans inégaux. Certains sont géniaux, d’autres passables, mais, espérant toujours une agréable surprise, c’est une romancière que je lis souvent. En plus d’avoir une écriture que j’apprécie, ses romans ont la qualité de se lire vite ; ce qui est probablement une des recettes de son succès d’ailleurs. Quant à ce livre, si le développement sur le thème de la jalousie et d’une relation mère-fille toxique est bien mené, il sera, pour ma part, très oubliable…

 

Résumé :

Jeune beauté blonde de province, Marie est ravie de faire tourner la tête des garçons, par pur plaisir de susciter « un vilain pli » d’envie à la bouche de ses copines de lycée. Tout naturellement, elle laisse le prétendant le plus en vue de la ville, Olivier, lui faire sa cour. Ses amies n’en sont-elles pas folles de rage ?

Mais en cette époque (pas si) lointaine, le marivaudage poussé a ses conséquences, et la contraception est encore interdite aux jeunes filles. Marie tombe enceinte. Que vouliez qu’elle fît ? Sur un malentendu, elle épouse le futur pharmacien Olivier (aux anges), et accouche à vingt ans d’un ravissant bébé, appelé Diane. Toute la famille se récrie-t-elle d’admiration devant la petite fille ? Marie tombe instantanément jalouse du nourrisson, qu’elle traite avec la plus grande froideur. Car, (vous l’avez deviné), l’envieuse, c’est elle.

Résumé emprunté sur le site FranceInfo.

 

 

  • Les Contes du Réveil Matin / Michel Bussi  ♥

 

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Un livre que j’avais mis sur ma liste de cadeaux de Noël et que j’ai enfin pu lire. Un retour en enfance. Des contes enthousiasmants, des épopées surprenantes, et toujours bien menées. S’il y a certaines histoires dans lesquelles on rentre plus facilement et qui sont plus addictives que d’autres, qui sont parfois trop longues, le tout, homogène, est super agréable à lire.

 

Résumé :

Corentin est un curieux garçon. Étonnant, différent, si vous préférez. Il connaît le langage des objets.
C’est un sacré atout pour regarder et rêver le monde autrement. C’est aussi une source d’histoires inépuisables ! Parce que les objets ont bien plus d’imagination qu’on ne croit. Il suffit d’écouter le grain de sable qui sait tout de l’amour, le toucan qui voudrait être libre, les barreaux de l’échelle qui débattent, les boîtes aux lettres qui bavardent, un sapin empoisonné, un agenda qui livre ses secrets… Un livre qui nous parle : « Tu plonges dans mes pages, et hop je t’emporte ! »

 

 

  • Jacques à la guerre / Philippe Torreton

 

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Indéniablement l’acteur est aussi bon écrivain. Mais le livre est lourd, trop dense, et l’histoire racontée ne m’a pas vraiment accroché. Bon, après, c’est un livre que j’ai dû arrêter pendant quelques semaines (trop volumineux pour l’emmener en vacances) alors forcément, lorsque je l’ai repris, je n’étais plus vraiment dedans, ce qui peut expliquer en partie la difficulté que j’ai éprouvé avec ce bouquin.

 

Résumé :

Le chant d’amour d’un fils pour son père.

 » Mon père me manquait, mais à voir la silhouette de ma mère s’attardant sur le quai sans un bras pour la soutenir, sans une main caressante qui écrit sur la toile grise de son dos qu’il ne faut pas s’en faire, que le fiston va revenir vite, je lui aurais bien souhaité de retrouver un homme. S’il y avait une peine perdue d’avance, c’était celle-là ; elle allait s’accrocher à son deuil comme la misère sur le monde, maintenant qu’il était mort, son mari elle l’avait pour elle, rien que pour elle.
Et puis, dans son monde on ne s’épousaille qu’une fois, on ne divorce pas et quand la mort vient rebattre les cartes, on continue de jouer avec la mise d’avant, une chaise vide en face de soi. Je suis parti en la plaignant un peu. Finalement l’armée avait du bon : en la voyant s’éloigner, immobile sur ce quai, j’avais de la peine pour elle. Au moins, ces départs étaient l’occasion de recueillir un brin d’affection. J’allais lui manquer ; je comptais.
« 

Jacques, enfant, a subi la guerre en Normandie. Envoyé en Indochine, l’absurdité du monde lui saute aux yeux. Comment vit-on la violence lorsqu’on est un homme simple aspirant à une vie calme ? Plein d’humanité et d’émotion, porté par une écriture enflammée unique, ce livre de Philippe Torreton est dans la lignée de son bestseller Mémé. Jacques à la guerre ou le roman de son père.

 

 

Voilà. J’espère que ça vous aura donné envie d’en lire certains, si vous ne les avez pas déjà lu. J’insiste une dernière fois sur le roman d’Olivier Liron que j’ai trouvé absolument extra…

Y en a-t-il que vous avez déjà lu dans cette liste ? Qu’en avez-vous pensé ?

 

Frédéric

 

 

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