Comment j’ai auto-publié mon livre : de la conception du roman à son édition #6

Ma première séance de dédicace   

 

 

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C’est le passage où je vous raconte ma première séance de dédicace, comment cela s’est organisé et quels ont été les points positifs (et négatifs) à en tirer.

J’ai longuement hésité à publier cet article, de peur de laisser l’impression d’être trop plaintif et de cracher dans la soupe… Mais je tenais à vous raconter mon ressenti, ma vérité, sans faux semblant, sans dissimulation, sans enjoliver le moment, comme nous avons bien trop souvent l’habitude de le faire. Et oui, tout n’est pas toujours parfait, comme le disait le philosophe plein de sagesse (ou peut-être était-ce Jean-Mi, accoudé au comptoir, qui le beuglait en levant sa bière). Enfin bref, y a quelqu’un qu’a dit ça un jour… 

Allez hop ! C’est parti !

Déjà, ce qui est hyper frustrant lorsqu’on publie enfin son livre, c’est que les résultats se font quand même pas mal attendre. Si j’avais, la plupart du temps, de bons retours sur mon ouvrage, les ventes ne décollaient pas pour autant et, comme vous l’avez compris, le marketing et la communication c’est pas si évident que ça (même avec l’aide des réseaux sociaux…) Et en plus, si y a bien un truc que j’ai du mal à faire, c’est ma propre pub, et je sais d’ailleurs que je n’en fait pas assez pour qu’on remarque mon livre…

Alors quoi de mieux qu’une séance de dédicace !

Et chez moi qui plus est. Dans la médiathèque où j’ai travaillé.

Comme vous le savez (ou pas), j’ai travaillé pendant quelques années dans différentes bibliothèques et médiathèques, et je comptais bien surfer sur ma dernière expérience, même si elle s’était achevé péniblement (voir Acte 1 de Comment j’ai auto-publié mon livre), pour que la structure puisse m’accueillir pour une petite séance de dédicace et ainsi faire découvrir mon ouvrage à d’anciens lecteurs.

J’avais, je pense, laissé un bon souvenir aux usagers de la médiathèque. Du coup, j’espérais que tous se précipiteraient pour venir s’arracher mes exemplaires (on a bien le droit de rêver) et ainsi combler mon sempiternel besoin de reconnaissance.

Bref, que je vous raconte les choses dans l’ordre…

Un jour d’automne, au hasard d’une rue, (en sortant de chez le coiffeur pour être exact, ou peut-être était-ce l’ostéo… enfin bref, peut importe) je croisais l’élue à la culture de la ville où j’avais travaillé. J’échangeais avec elle quelques formules de courtoisies puis lui parlais brièvement de mon livre. Tout sourire, elle s’enthousiasma, et alors me répondit qu’il fallait absolument que je vienne faire une séance de dédicaces dans la médiathèque, parce que ce serait vraiment chouette, que les lecteurs seraient super contents de me voir, tout ça, tout ça (j’avoue, j’en rajoute peut-être un peu là). Si j’avais déjà pensé à ça, faire une séance de dédicaces sur mon ancien lieu de travail, je n’en avais pas encore fait la demande, mais, encouragé par ses dires et son sourire un peu faux, j’envoyais quelques jours après une demande au responsable culturel de la ville. Celui-ci me répondit assez rapidement qu’il était d’accord.

J’aurais désiré faire ma séance quelques semaines avant Noël (histoire que les gens puissent déposer mon bouquin au pied du sapin, ç’aurait été cool) mais le calendrier de la médiathèque ne le permettait pas…

Nous avons donc convenu d’organiser l’événement pour mi-janvier, un samedi, ce qui ne me semblait pas trop mal, surtout que, dans mes souvenirs, le samedi c’était la journée hyper chargée où il y avait toujours plein de monde.

La date choisie, ne restait plus qu’à fixer l’horaire. Stratégiquement, je préférais opter pour l’après-midi, afin qu’il y ait plus de lecteurs. Bah ouais c’est mieux ! Et puis surtout je dois avouer n’être pas du tout du matin, alors dédicacer mes livres avec une tête de zombie, je risquais fortement de faire un flop. ^^ On se mit donc d’accord pour que la séance se déroule entre 14h et 17h (la médiathèque fermant ses portes à 17h le samedi).

Un mois s’est écoulé.

Deux semaines avant ma venue, je remarquais avec joie que l’affiche concernant ma séance de dédicace avait une petite place dans le journal d’info de la ville (ne vous emballez pas c’est juste une feuille A4 recto-verso avec quelques informations municipales, mais c’est déjà ça). Bon, et parce que je suis un peu râleur sur les bords, je dois admettre que, en tant qu’ancien employé, j’avais espéré que le visuel soit accompagné d’un petit texte descriptif, même très court, qui vanterait un peu mon livre et ferais de mon retour un petit événement. Je n’espérais pas le tapis rouge non plus, n’exagérons pas, mais un petit supplément m’aurait fait plaisir…

J’avais une histoire avec ce lieu, avec ses lecteurs… Et après tout, puisque le service communication faisait toujours une publicité de ouf lorsque des gens de l’extérieur venaient faire une animation, pourquoi pas pour moi ?

Pour ne rien arranger, l’heure n’était plus celle dont nous avions convenu. Il était noté de 15 à 17h alors que nous nous étions mis d’accord, au risque de me répéter, pour commencer dés 14h.

Bref…

Et pendant ce temps, l’affiche n’était toujours pas affichée sur la vitrine de la médiathèque…

Le lundi précédent ma venue à la médiathèque, je reçu, comme chaque lecteur, ce mail :

Madame, Monsieur,

La Ville de […] a le plaisir de vous convier à la dédicace de Frédéric Dessault pour La part du temps le samedi 19 janvier à 11h dans la Médiathèque...

11 h ? Whaaaaat ?!

J’appelais illico mes anciennes collègues pour leur faire remarquer le problème.

Elles joignirent le responsable du service culturel et me répétèrent ses propos :  » Il demande si ça te gêne de venir plutôt à 11h du coup ? « 

Bien sûr que ça me gêne, on ne change pas l’heure comme ça à la dernière minute. Est-ce que vous vous permettriez de faire cela avec une autre personne qui viendrait faire une séance de dédicaces ou une animation ? 

Donc là je ne me suis pas senti du tout considéré et respecté en tant qu’auteur, comme si, peu importait l’heure, de toute façon, ma venue n’avait pas un grand intérêt.

Je répondis que changer l’heure était surtout embarrassant vu que ce n’était pas celle qui était noté dans le bulletin municipal ; ce à quoi l’on me répondit que personne ne le lisait de toute façon, donc c’était pas grave… sans commentaire.

Je leur demandais à ce que l’on garde tout de même l’heure qui avait été noté auparavant parce que bon, hein, faut pas pousser non plus…

Et au final la médiathèque a envoyé un erratum à tout le monde pour rectifier l’heure assez rapidement. Ouf ! On allait s’en sortir.

Par contre, alors que la date fatidique approchait à grand pas, toujours pas d’affiche sur la vitrine de la médiathèque.

Mercredi c’est la journée, normalement, où la fréquentation est la plus forte ( avec le samedi bien entendu ), j’envoyais alors un petit message à une de mes anciennes collègues en lui disant que ça pourrait être bien d’accrocher l’affiche vu qu’il va y avoir du passage durant cette journée, ce à quoi elle me répondit illico, qu’il n’y avait pas de soucis et que je n’avais pas à m’inquiéter.

Je suis passé devant le bâtiment le lendemain et devinez quoi… pas d’affiche en vu.

Franchement…

Arrive le jour tant attendu… Et là, alléluia ! L’affiche avait enfin trouver sa place sur la vitrine du bâtiment. Il était temps ! On m’avait même installé une jolie table au niveau de l’entrée.

Bon, là je dois admettre que c’était plutôt cool. L’accueil était sympa. Je n’avais plus qu’à déposer mon matos et mettre en place ma présentation. (Vous voyez je râle pas tout le temps)

15h sonnait, et autant vous le dire tout de suite, la médiathèque était totalement vide. Où étaient donc passé les gens qui peuplaient ce lieu tous les samedis auparavant ???

Puis, rapidement, à 15h02, je vis une personne que je connaissais bien, puis une autre, et encore une.

 

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C’était plaisant. Les gens défilaient. On échangeait sur mon ouvrage et ma condition récente de romancier auto-édité  Je n’ai pas eu vraiment de temps mort. Seul hic, pour la plupart ce n’étaient que des gens de mon entourage, prévenus par mes soins ou ceux de mes proches, que je rencontrais.

Je faisais un peu plus d’une dizaine de ventes (en 2h c’est vraiment pas mal) et une quinzaine de dédicaces (certains avaient déjà leur exemplaire). Pour une première expérience c’était hyper enrichissant (et je parle pas de thune hein ! ^^).

Le moment était chaleureux.

Certains me confiaient leur ressenti sur mon livre.

Il y avait des sourires, des rires, des échanges, des impressions diverses…

Et là, je me permets de faire une petite parenthèse pour aborder rapidement un tout autre sujet. C’est pas si évident de savoir quoi noté quand on dédicace un livre à des personnes que l’on connaît. Ici, il faut donner un peu plus que des formules toutes faîtes et personnaliser chaque mot. Pas toujours facile… Je me suis même reproché quelques dédicaces en me disant qu’elles étaient un peu froides ou pas assez personnelles.

 

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Voilà, si j’étais heureux et satisfait des échanges avec mes lecteurs, je ressentais, malgré tout, une petite once de déception (quel chouineur je suis…), car j’avais espéré que la populace se déplace en plus grand nombre…

Ah oui, j’allais oublié… Aucun élu, bien entendu, ne fît le déplacement, pas même l’élue à la culture qui avait pourtant semblé si emballé par ma venue…

N’y voyez là aucun orgueil de ma part, ni une résultante de mon éternelle insatisfaction, c’est juste que, après avoir beaucoup donné à cette médiathèque (en temps et en engagements) j’aurais apprécié un plus grand traitement de faveur.  En fait, j’avais l’impression que la commune m’était en quelque sorte un peu redevable… à tort certainement.

Au final, pour une première séance de dédicaces, peut-être eut-il mieux valu me trouver dans un lieu neutre où je n’aurais pas eu trop d’attente et d’espérances…

Mais globalement, et parce que tout n’a pas été négatif, bien au contraire, et qu’il est vrai que j’ai tendance à épiloguer plus longuement sur le mauvais que sur le bon, je tiens à remercier la médiathèque qui m’a accueilli de m’avoir permis de présenter mon roman aux lecteurs, ainsi que mes ex-collègues médiathécaires. Je garde un très bon souvenir de cette première séance de dédicace et espère très vite renouveler l’expérience dans un autre endroit.

Enjoy !

 

 

Frédéric

 

 

 

2 réflexions sur “Comment j’ai auto-publié mon livre : de la conception du roman à son édition #6

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