Cahier de Textes #18

 

Y a-t-il un con dans le wagon ? 

  Intérieur d'un wagon

 

Une question que l’on peut légitimement se poser. 

Pendant ce voyage en train, j’eu ma réponse très rapidement.

Ceci est malheureusement tiré d’une histoire vraie.

( Quel teasing de fou je viens de faire ! ) 😀

 

 

L’homme harassé,

par une journée de labeur,

à avoir distribué

tant de tâches et tant de sueurs,

n’éprouve que mépris

lorsque des gens trop bavards

viennent troubler le répit

qu’il pense mériter à tout égard.

Les gens qui communient

l’ennui au plus haut point

alors qu’il souhaite seulement, lui,

lire durant le trajet en train.

Il ferme ses yeux fatigués

pour se centrer sur lui-même

mais se sent vite troubler

et ne trouve pas le sommeil.

Les gens parlent politique et droit,

et se confient sur leurs vies,

mais cela n’intéresse pas

le grisonnant bien trop aigri.

Il souffle et il soupire,

tel un bœuf imposant,

a bien du mal à retenir

son grand énervement.

Et comme il n’en peut plus,

qu’il rêve de silence,

il se mue vite en malotru,

et s’apprête à faire irrévérence.

Et c’est d’un ton brutal,

et avec condescendance,

qu’il engueule la grasse dame

qui lui avait fait offense.

Et alors en tous points

l’homme se révèle être un vieux con,

en prenant son air souverain

pour imposer ses conditions.

Il se dit victime, en gros,

de tout ce bruit qui l’agace,

et qu’il mérite le repos,

que les parleurs lui fassent grâce.

Sûrement ne partage-t-il pas

Leurs envies, leurs opinions,

que ça lui donne du tracas

d’entendre toutes leurs confessions.

Quatre personnes qui conversaient

doivent soudainement se taire

sous l’imposante volonté

de l’homme autoritaire.

Abasourdies et étonnées

par la fureur du vieux bourgeois

elles ne savent quoi répliquer

et emprisonnent alors leurs voix.

C’est ainsi qu’il en va,

dans les trains comme dans la vie,

un acariâtre impose sa loi

avec le plus grand des mépris.

Et parce qu’il s’exprime d’une voix sévère,

vraiment très forte,

les autres obéissent à la colère

de cet être sans jugeote.

Et d’un mot si nous devons

tirer leçon de cet épisode minable

c’est que voyager avec un con

n’est jamais très agréable,

mais qu’il n’y a pas de raison,

parce qu’un homme l’a décidé,

de se plier sans conditions

à ce qu’il veut nous dicter.

Alors arrêtons de penser

que parce qu’un homme élève la voix

qu’il faille toujours l’écouter

et se courber à sa loi.

Laissons les abrutis s’énerver seuls,

dans leurs invectives s’étouffer,

que leur arrogance soit le linceul

qui les rendra un jour muets.

 

Frédéric

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