Cahier de Poésies #14

 

Lectrice

 

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A demi allongée sur le grand divan blanc

Dans les pages volubiles, elle se perd et paresse

Alternant gracieusement les feuillets lancinants

De ses mains qui frissonnent, un parfum d’allégresse

 

Les pupilles félines font de maints soubresauts

Entre consonnes et voyelles toujours elles filent

Iris emportées dans la tempête des mots

Onirisme ondulant au travers des lignes

 

La voilà qui navigue, la voilà qui voyage

Aventureuse tranquille en expédition

Docile, bercée par la langueur du langage

La lectrice se pare d’un manteau d’émotions

 

Le papier qui se froisse lui procure un frisson

Picotement délicieux qui passe dans son corps

Silence absolu qui submerge le salon

Elle tourne les pages encore et encore

 

Les mots se dressent et dansent flegmatiques

Vile chorégraphie fantasmagorique

Subtilisant les yeux de la belle épuisée

 

Le récit l’emprisonne dans ses ondes doucereuses 

Et dans la nuit qui s’en va, toujours impétueuse

La lectrice fini ce qu’elle a commencé

 

En cette heure où s’éteignent les chambres voisines

Où l’obscurité telle une ombre indicible

Enveloppe avec douceur les corps indolents

 

S’absolvant des rumeurs et des lois temporelles

Elle ne cherchera pas à trouver le sommeil

Car les pages l’emportent sur la force du temps

 

 

 

 

J’espère que ce poème vous a plu. Quoi de plus beau, en effet, que la magie des mots qui nous font voyager…

 

Frédéric

 

 

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