Cahier de Lectures #32

 

Bilan Lectures Septembre 2019

 

 

 

Un Bilan équilibré avec deux merveilles et une déception.

 

 

  • Une Bête au Paradis / Cécile Coulon  ♥♥♥♥♥

 

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Magnifique surprise de cette rentrée 2019,  » Une Bête au Paradis « , prix littéraire Le Monde, sélectionné pour le prix Interallié et le Grand Prix de l’Académie Française, est, sous ses airs qui peuvent quelquefois faire penser à une saga romanesque estival, une sorte de conte noir, sombre, mélancolique, qui jongle avec une dose de romance et qui met en scène, toujours, et de superbe manière, l’amour de la terre. C’est un huis-clos, étouffant, vivant, pagnolesque, où le meuglement des vaches se mêlent aux maux psychologiques des personnages. Haletant, c’est un peu tout ça le dernier roman de Cécile Coulon, un thriller angoissant, un roman terroir, un amour prenant, cruel, une histoire de vies multiples, qui s’aiment, qui se haïssent, réunies en un même lieu, servit par une écriture épurée et vive.

 

Résumé :

La vie d’Émilienne, c’est le Paradis. Cette ferme isolée, au bout d’un chemin sinueux. C’est là qu’elle élève seule, avec pour uniques ressources son courage et sa terre, ses deux petits-enfants, Blanche et Gabriel. Les saisons se suivent, ils grandissent. Jusqu’à ce que l’adolescence arrive et, avec elle, le premier amour de Blanche, celui qui dévaste tout sur son passage. Il s’appelle Alexandre. Leur couple se forge. Mais la passion que Blanche voue au Paradis la domine tout entière, quand Alexandre, dévoré par son ambition, veut partir en ville, réussir. Alors leurs mondes se déchirent. Et vient la vengeance. Une bête au Paradis est le roman d’une lignée de femmes possédées par leur terre. Un huis clos fiévreux hanté par la folie, le désir et la liberté.

 

 

  • Méchantes Blessures / Abd Al Malik

 

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Si l’écriture était plaisante, je n’arrivais pas du tout à me plonger dans l’intrigue et j’ai décidé de stopper ma lecture au tiers du livre. Peut-être était-ce après que cela devenait intéressant mais, après avoir lutter pendant plus de 80 pages je me suis résolue à l’abandon, d’autres livres m’attendaient…

 

Résumé :

Méchantes blessures est un roman qui, avec poésie, analyse le rêve de faire peuple d’une certaine jeunesse française éprise de culture et issue des banlieues et de l’immigration.

Et si notre vie n’était que le résultat d’une succession de traumatismes ? Et si tout ce qui est vrai pour un être l’était également pour une ville, un pays ou un continent ? Alors les différentes blessures qu’inflige l’existence aux individus s’apparenteraient aux crises que connaissent de tout temps les nations.
Kamil n’est pas seulement un rappeur esthète, musulman et noir aux racines congolaises, né à Strasbourg et assassiné à Washington, en plein jour, dans le parking d’une boîte de strip-tease, il est aussi l’incarnation d’une certaine idée du génie français. Méchantes blessures raconte la vie et la mort de ce Français du XXIe siècle.
Dans ce récit subtilement tissé, entre roman noir, conte philosophique et spirituel, Abd Al Malik imprègne durablement l’esprit et transmet par son écriture sa vision d’un avenir commun.

 

 

  • L’attrape-coeurs / J.D Salinger  ♥♥♥♥♥

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Wahou ! Je vais avoir du mal à trouver les mots dignes de l’envergure du roman. C’est tout juste une claque littéraire, ou plutôt un fucking coup de poing qu’on se prend dans la face à la lecture des pérégrinations du anti-héros de Salinger, un ado du nom de Holden Caulfield. C’est un chamboulement, un truc hors norme, tant par son fond que par sa forme, bercé par une profonde mélancolie, habité d’incompréhension adolescente, tenu par la perte d’envie, avec un style cru et un langage parlé. Un classique de la littérature américaine à lire absolument. Un vrai chef-d’œuvre.

 

Résumé :

Phénomène littéraire sans équivalent depuis les années 50, J. D. Salinger reste le plus mystérieux des écrivains contemporains, et son chef-d’oeuvre, « L’attrape-coeurs », roman de l’adolescence le plus lu du monde entier, est l’histoire d’une fugue, celle d’un garçon de la bourgeoisie new-yorkaise chassé de son collège trois jours avant Noël, qui n’ose pas rentrer chez lui et affronter ses parents. Trois jours de vagabondage et d’aventures cocasses, sordides ou émouvantes, d’incertitude et d’anxiété, à la recherche de soi-même et des autres. L’histoire éternelle d’un gosse perdu qui cherche des raisons de vivre dans un monde hostile et corrompu.

 

 

  • Madame Pylinska et le secret de Chopin / Eric-Emmanuel Schmitt 

 

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Un petit livre qui se lit d’une traite. Une ode à la sensualité musicale, à l’amour de l’apprentissage du piano, mais aussi à celui de la vie. La relation qui se développe entre le professeur et l’élève est intrigante, prenante, et recèle des dialogues et des moments bien souvent savoureux. Un bon Eric-Emmanuel Schmitt.

 

Résumé :

En suivant les cours de la tyrannique Madame Pylinska, le jeune Eric-Emmanuel cherche à comprendre le mystère de la musique de Chopin. La Polonaise a de surprenantes façons d’expliquer le génie du musicien et la leçon de piano devient peu à peu apprentissage de la vie et de l’amour. Dans le cadre de « Le cycle de l’invisible », un conte initiatique plein d’émotion, d’intelligence et d’humour.

Résumé du site Babelio

 

 

  • Même les monstres / Thierry Illouz

 

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Un essai où l’auteur, avocat pénaliste depuis 30 ans, répond, par ces quelques pages, à la question qu’on lui pose trop souvent :  » Vous défendez tout le monde, même les monstres ?  » Il nous démontre, par son expérience, qu’il n’existe aucun monstre, seulement des actes monstrueux. Un livre très court mais dans lequel j’ai eu du mal à me plonger.

 

Résumé :

« Je voudrais que l’on dise ce que vivent les gens, que l’on raconte les quartiers, les immeubles, l’argent qui manque, l’absence de reconnaissance. Je voudrais oser les mots ghetto, stigmatisation, relégation. Je voudrais appeler à la clémence, au doute. Je voudrais que l’on se soucie des abandonnés. »

Il est avocat pénaliste depuis trente ans. Enfant des cités, sa vocation est née de son histoire. Et parce que la misère côtoyée par le passé est celle qui fabrique les monstres défendus aujourd’hui, Thierry Illouz lance un appel. Pour qu’enfin on regarde l’autre, dans le box des accusés. Celui qui nous effraie, celui que l’on condamne. Et qu’il est urgent de comprendre.

 

Et vous ? Vous avez lu quoi ?

Frédéric

 

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