Cahier de Poésies #15

 

C’est le beau milieu de la nuit

 

nuit2

 

 

Un livre.

Des pages.

Que je tourne, que j’apprivoise.

C’est le beau milieu de la nuit.

Pas un bruit.

Le silence est omniprésent, même dans la rue.

Les éclairages de la ville

se sont éteints.

Une obscurité.

Une sérénité.

C’est le beau milieu de la nuit.

Je cherche le sommeil,

mais ne le trouve pas.

Demeurent en moi trop de pensées

qui me piquent

et me transpercent,

qui assaillent mon esprit

avec une constante brutalité.

Saloperies.

C’est le beau milieu de la nuit.

Je fais tout pour lutter contre cette foutue insomnie.

Je me suis fait une tisane.

J’ai écouté le bruissement du vent.

J’ai compté les moutons imaginaires.

C’est le beau milieu de la nuit.

Je tourne des pages.

J’essaye

vainement

de perdre mes yeux

vagabondant

dans les lignes noires infinies,

espérant que la fatigue,

que la litanie

des mots,

face son office,

et me laisse glisser

dans la mollesse des draps

protecteurs.

Acte inutile.

Les pupilles demeurent

ouvertes.

Le monde des rêves

me reste clos.

C’est le beau milieu de la nuit.

Je veux dormir, me reposer,

comme l’ange qui sommeille à mes côtés.

Quelques ronflements.

Quelques soupirs. 

Et moi, 

l’homme oublié par Morphée. 

Je ne dormirais donc pas.

Mais peut importe maintenant

puisque il fera bientôt jour.

 

 

Frédéric Dessault

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