Cahier de Lectures #38

 

La Parure et autres nouvelles

– Guy de Maupassant ♥♥♥

 

La-parure

 

Parce que Maupassant c’est un peu comme déguster une tartelette citron meringué, douce-amère, alangui dans le canapé. On jubile, on souffre, on s’oublie dans la virtuosité de l’écriture, ou chaque mot, chaque ver, se mêle dans un lyrisme voluptueux, et puis qu’une dose de Maupassant c’est toujours profondément humain. Que ce soit dans la bassesse ou la magnificence, Maupassant a toujours le don de nous dévoiler les petites turpitudes de la vie. C’est l’extraordinaire dans la réel. Et La Parure est vraiment une nouvelle si simple, si commune, qu’elle en est d’autant plus magnifique et dramatique. Ne serait-ce que les premières phrases que je vous laisse découvrir. Maupassant c’est la mesure du mot, c’est l’élégance et la virtuosité de la langue française, c’est la justesse dans les sentiments. Maupassant, c’est du génie littéraire. Alors plutôt que de vous partager le résumé du livre, je préfère vous dévoiler les premières phrases de cette nouvelle qu’est La Parure.

 » C’était une de ces jolies et charmantes filles, nées, comme par une erreur du destin, dans une famille d’employés. Elle n’avait pas de dot, pas d’espérance, aucun moyen d’être connue, comprise, aimée, épousée par un homme riche et distingué ; et elle se laissa marier avec un petit commis du ministère de l’Instruction publique.

Elle fut simple ne pouvant être parée, mais malheureusement comme une déclassée, car les femmes n’ont point de caste ni de race, leur beauté, leur grâce et leur charme leur servant de naissance et de famille. Leur finesse native, leur instinct d’élégance, leur souplesse d’esprit, sont leur seule hiérarchie, et font des filles du peuple les égales des plus grandes dames.

Elle souffrait sans cesse, se sentant née pour toutes les délicatesses et tous les luxes. Elle souffrait de la pauvreté de son logement, de la misère des murs, de l’usure des sièges, de la laideur des étoffes. Toutes ces choses,dont une autre femme de sa caste ne se serait même pas aperçue, la torturaient et l’indignaient. »

 

Et vous, quels sont vos auteurs classiques préférés ?

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