Cahier de Lectures #43

Les Aérostats – Amélie Nothomb

Une critique assez acerbe où je deviens un vrai grand méchant pas gentil

Comme tous les ans (enfin presque) j’ai lu le dernier Nothomb et comme tous les ans (enfin presque) il me laisse un goût d’inachevé.

On part sur une étudiante qui est embauché par un homme pour donner des cours de français à son fils, lycéen, dyslexique, à peine plus jeune qu’elle. Le père du jeune homme est un psycho-rigide m’a-tu-vu qui critique tout et veut toujours tout contrôler. Si le courant ne passe pas entre l’étudiante et le papa relou, elle se lie vite d’amitié avec le garçon qui, très (trop) vite, va se passionner par la lecture des grands classiques de la littérature. Et là, je me sens vraiment navré pour ceux qui auraient voulu avoir quelques surprises en le lisant parce que je viens de vous raconter quasiment l’intégralité de l’histoire. Et oui, ça manque cruellement de relief et de rebondissements. C’est un roman que j’ai malheureusement trouvé sans saveur qui semble se complaire uniquement dans la délectation de ces débats, entre l’étudiante et son élève, lorsqu’ils parlent des grandes œuvres. Pour ma part c’était insuffisant pour avoir un quelconque engouement, et ce n’est pas le final, choc et bâclé, qui rattrapera l’inconsistance que j’ai ressenti durant les trois quart du livre.

Et j’en suis d’autant plus désolé qu’il y a des romans de cette grande autrice que j’ai tout bonnement adoré et que je déteste me montrer trop critique envers une oeuvre. Mais voilà, la déception, comme l’an dernier, n’en est que plus grande.

Et remercions le format (très) court du livre qui m’a permis, malgré l’ennui, d’aller rapidement au bout du roman.

Bref, une grosse déception.

Bien entendu cela n’est que mon humble avis et j’espère que vous saurez apprécier mieux que moi ce nouveau Nothomb.

Résumé : « La jeunesse est un talent, il faut des années pour l’acquérir. »

Dans ce nouveau livre, la romancière se raconte à travers le personnage d’une étudiante bruxelloise. Les aérostats sont des aéronefs dont la sustentation est due à un gaz plus léger que l’air. Elle nous emmène pour la première fois dans son pays natal. Ange, 19 ans « mène une vie assez banale » et étudie la philologie. Après avoir répondu à une petite annonce, elle donne des cours de littérature à Pie, un lycéen de 16 ans dyslexique. La romancière souhaitait avec cette rencontre explorer comment deux « très jeunes gens, qui sont chacun à leur manière, très emprisonnés » peuvent s’aider à avancer. « Ange c’est moi à 19 ans » avoue Amélie Nothomb, qui confie avoir également été, au même âge, « terriblement sérieuse » comme son héroïne. « Elle a beaucoup de points communs avec moi » insiste-t-elle, en pointant notamment les études et les difficultés de la jeune femme à rencontrer des amis.

Et vous, vous l’avez lu ? Vous en avez pensé quoi ?

4 réflexions sur “Cahier de Lectures #43

  1. Coralie C dit :

    Il y a longtemps que je ne lis plus les livres d’Amélie Nothomb, je suis souvent déçue et je ne parviens pas à retrouver le génie littéraire que j avais pu percevoir dans Métaphysique des tubes, Stupeur et tremblements, Cosmétique de l’ennemi, etc… Je passerai donc mon chemin une nouvelle fois, confortée par ta critique Fred.

    Aimé par 1 personne

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