À Samuel Paty.

Un professeur a été tué.

Que peut-on dire face à l’absurde,

à part notre tristesse, notre dégoût, notre colère ?

Que peut-on écrire contre la barbarie,

à part notre envie d’amour et notre goût de la liberté ?

Que peut-on chanter contre l’injustice,

si ce n’est ce désir, toujours plus fort, d’unité fraternelle ?

Que peut-on hurler face à l’infamie ?

Que peut-on crier aux assassins, aux pourfendeurs des libertés ?

Un professeur a été tué.

Les mêmes sanglots qui reviennent.

La même révolte qui nous tenaille.

Les mêmes coeurs qui saignent.

Tous les ans on pleure nos disparus.

Et le silence, toujours, qui revient.

Et rien ne change.

Un professeur a été tué.

Un professeur est mort

Mort aux champs d’honneur ? Même pas.

Mort d’avoir éduquer.

Mort d’avoir inculquer la liberté, celle d’expression, celle de penser.

Mort d’avoir partagé son savoir.   

Mort par civisme.

Mort pour la France.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s