Cahier de poésies #22

Malicieuse

Peinture de Annie Predal

Elle me fait rire

lorsque ses iris marrons pétillent,

et que ses ridules

– telles des rives affluentes déposées aux coins de ses yeux –  

se plissent,  

illuminent son regard

vers un même dessein joyeux.

Sous son masque se devine

ce sourire chaud et malicieux

qui transperce les murs gris.

Et sa dorure blonde orangée 

amas de paille et brins de feu qui tombent sur ses joues,

embrasent sa bouche,

éclaboussent ses dents.

Et si dans ses rires et les fleurs de ses robes

se dissimulent quelques fêlures et quelques vilains ogres,

elle les pourchasse et les fait fuir

d’une pensée ou d’un sourire.

Elle envoie des cerfs-volant multicolores pour déchirer la nuit.

Dessine des feuilles d’arbres dans l’aridité désertique.

Aussi lorsque soudain

je vois qu’elle pleure,

il y a cette lame

qui me cisaille le cœur

et la pointe affûtée enfonce mes étoiles,

perce mes arcs-en-ciel

et mes lumières qui se voilent.

Alors mon corps s’étiole

en un millier d’éclats

Et l’envie me vient

de la prendre dans mes bras.

2 réflexions sur “Cahier de poésies #22

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s