Cœur de bois – Partie 2

La belle se murait dans un silence incessant,

mais le bûcheron fatigué ne se fît pas de mauvais sang.

Mais quand il proposa le ciel noir étoilé,

car c’était bien cela que le soir ils aimaient,

et que sa femme déclina l’offre,

il se dît dam, quelque chose cloche.

Les sanglots de la belle glissaient le long de ses joues,

alors son mari submergé voulu lui faire un bisou.

Mais préférant prétexter qu’elle était trop fatiguée,

la jolie mijaurée voulu de suite se coucher.

L’homme, tout de même, voulu la prendre dans ses bras

mais d’une vive gestuelle sa femme le repoussa.

Cette nuit là le bûcheron eut bien du mal à s’endormir,

il se sentait un petit peu con, ne savait pas vraiment quoi dire.

     Le lendemain, à l’aube, quand le bûcheron partit,

la hache sur l’épaule, s’engouffrer dans les taillis,

sa femme le regarda, cet homme un peu balourd,

ce gentil coupeur de bois, avec si peu d’amour.

Et ce jour-là, à coups de hache, de ses puissants bras,

Attelé tout à sa tâche, le bûcheron coupa, coupa.

Et comme il en était capable, il faucha une quinzaine d’arbres.

Quand le soir fût venu, il retrouva sa femme,

Mais la belle ingénue s’apprétait à faire un drame.

C’est le visage affligé, qu’elle reprocha à son mari

de ne plus l’aimer assez, de ne plus être autant gentil.

Le bûcheron ne comprît pas ces injustes et tristes blâmes,

car il était toujours là pour le bonheur de sa dame.

Il l’aimait plus que tout. Il en était complétement fou.

Et elle devait bien le savoir, ça se voyait dans son regard.

Il s’approcha d’elle pour la prendre dans ses bras

mais encore la belle d’un mouvement se déroba.

Et c’est sans plus d’explication que finit leur brève conversation.

     Le lendemain, à l’aube, quand le bûcheron partit,

la hache sur l’épaule, s’engouffrer dans les taillis,

sa femme ne le regarda pas, cet homme trop balourd,

ce gentil coupeur de bois, elle n’avait plus aucun amour.

Et ce jour-là, à coups de hache, de ses puissants bras,

attelé à sa tâche, le bûcheron coupa, coupa.

Mais il n’était plus vraiment capable, il faucha moins de dix arbres.

Quand le soir fût venu, il retrouva sa femme,

celle-ci semblait perdue et surtout manquait de calme.

Elle était rouge de colère, et ses yeux étaient éclairs.

Elle cria au bûcheron qu’il était vraiment bidon,

qu’il ne méritait pas son amour, qu’elle le quittait pour toujours.

Elle prit ses affaires et sans se retourner,

sans un regard en arrière pour son homme épousé,

elle s’en alla.

La porte claqua.

Le bûcheron, stupéfait, immobile, sans voix,

était tellement choqué qu’il ne réagit pas.

Pendant des heures, il ne pût bouger,

son pauvre cœur était tant déchiré.

La nuit tomba, et avec le froid.

Un vent lugubre fît trembler, le toit, les murs, et les volets.

Toc toc toc. Quelqu’un frappa à la porte.

Le bûcheron alla ouvrir.

Que pouvait-on vouloir lui dire ?

Devant lui se tenait une vieille dame édentée,

aux yeux immenses et hagards.

La vieille posa sa main figée

contre le bras du condamné.

— Mon bon bûcheron, je suis la Sidération.

Je suis venue à toi pour te saluer.

Alors laisse-moi te donner un baiser.

La Sidération enlaça le bûcheron et, l’étouffant presque, emprisonna ses lèvres de sa bouche ébahie.

Puis elle fila dans le noir et le vent.

Le cœur du gars devînt frissonnant.

     Le lendemain, à l’aube, l’homme ne se leva pas,

ses mains étaient trop molles pour aller couper du bois.

Il resta sidéré telle une statue glacée,

à fixer le néant, dans un mal encombrant,

là où l’avait laissé son ancienne dulcinée.

La nuit tomba, et avec le froid.

Un vent lugubre fît trembler, le toit, les murs, et les volets.

Toc toc toc. Quelqu’un frappa à la porte.

Le bûcheron alla ouvrir.

Que pouvait-on vouloir lui dire ?

Devant lui se tenait une vieille dame qui souriait,

aux yeux tendres et bienveillants.

La vieille posa sa douce main

sur le lourd bras du grand vilain.

— Mon bon bûcheron je suis l’Espérance.

Je suis venue à toi pour te saluer.

Alors laisse-moi te donner un baiser.

L’Espérance enlaça le bûcheron et, l’étouffant presque, emprisonna ses lèvres de sa bouche grâcieuse.

Puis elle partit dans la nuit et les cieux.

Le cœur du gentil devînt tout joyeux.

La suite Jeudi

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