Cœur de bois – Partie 4

Le fort bûcheron était bien trop hargneux,

de la sève en ébullition dans son corps furieux.

Il passa toute sa journée à manier sa hache,

sans jamais se reposer, il s’attelait à sa tâche.

Il châtiait le bois de son amour perdu

et il ne s’arrêta que lorsqu’il fût fourbu.

Et il en avait été capable, avait fauché plus de cent arbres.

Mais c’est encore la mine irascible qu’il rejoignit son domicile.

La nuit tomba, et avec le froid.

Un vent lugubre fît trembler, le toit, les murs, et les volets.

Toc toc toc. Quelqu’un frappa à la porte.

Le bûcheron alla ouvrir.

Que pouvait-on vouloir lui dire ?

Devant lui se tenait un vieille dame enragée,

aux yeux méchants, défigurés.

Et sans crier gare, sans même le prévenir,

sous le ciel noir et la nuit qui respire

La vieille posa sa main impure

contre le bras de l’homme dur.

— Mon bon bûcheron je suis la Haine.

Je suis venue à toi pour te saluer.

Alors laisse-moi te donner un baiser.

La Haine enlaça le bûcheron et, l’étouffant presque, emprisonna sa bouche de ses lèvres brûlantes.

Puis elle s’envola dans un rayon lunaire.

Le cœur n’était plus froid, il devînt feu et colère.

Quand vînt le jour du lendemain, le bûcheron était haineux,

et c’est avec immense entrain, et toujours vigoureux,

qu’il reprît le même chemin pour passer son air furieux.

Le cœur du gaillard devenait plus dur encore,

il était maintenant trop tard car désormais dans son corps,

La colère était pleine et coulait de la rage,

et ce fût sans aucune peine qu’il fît un terrible carnage.

Et comme il en était capable il faucha plus de mille arbres.

Mais quand le soir fût venu, n’étant toujours pas fourbu

c’est l’âme plein de haine qu’il rejoignit son domaine.

La nuit tomba, et avec le froid.

Un vent lugubre fît trembler, le toit, les murs, et les volets.

Toc toc toc. Quelqu’un frappa à la porte.

Le bûcheron alla ouvrir.

Que pouvait-on vouloir lui dire ?

Devant lui se tenait une vieille dame excitée,

aux yeux vides et terribles.

Et sans crier gare, sans même le prévenir,

sous le ciel noir et la nuit qui respire.

La vieille posa sa main agitée

contre le bras du bûcheron meurtrier.

— Mon bon bûcheron je suis la Folie.

Je suis venue à toi pour te saluer.

Alors laisse-moi te donner un baiser.

Le bûcheron recula et voulu se sauver

mais la vieille l’agrippa, il ne put s’échapper.

La folle dame enlaça le pauvre bûcheron,

Si bien qu’elle l’étouffa, à lui faire perdre la raison…

Suite et fin Mardi

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s