Fringues

J’ai vu ses faiblesses.

J’ai vu ses doutes.

J’ai vu ses peurs, ses rires et ses pleurs.

J’ai vu sa crinière d’or enflammée l’univers

et cramer les oiseaux qui s’envolaient

J’ai vu ses yeux

qui m’appelaient

et sa bouche

qui me transperçait.

J’ai vu sa colère, sa joie, sa tristesse.

J’ai aussi vu sa voix,

c’était comme une caresse.

J’ai vu sa bouche et ses mains orphelines.

J’ai vu, j’ai vu, j’ai vu…

Mais j’ai jamais vu sa peau blanche,

ses fines hanches,

son ventre nu.

Ses seins, ses pieds, se crisper de désir.

Son corps est un mystère,

un paysage inconnu,

rêvé,

fantasmé.

Comme je les haïs ces infâmes bouts de  tissus

qui me dissimulent ses veines et son sang.   

Il me faudrait les déchirer, les arracher,

les cramer ses foutues fringues

pour enfin

la voir toute entière.  

Putain !

Je n’en peux plus.

Qu’on m’apporte un briquet !

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