Cahier d’auteur #7

Mon premier concours de nouvelle

 

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Voilà, ça fait longtemps que je me dis ( et qu’on me dit )  » ce serait bien aussi de participer à un concours d’écriture, on sait jamais, des fois que ça marche  » ; donc je me suis enfin lancé et ai décidé de tenter ma chance dans cette cinquième édition du concours Nolim by Carrefour, organisé par le site http://www.jedeviensecrivain.com .

Ce concours comporte chaque année un thème imposé et récompense la meilleure des nouvelles sélectionnées pour la finale ( 5 sont sélectionnées par vote des internautes et 5 autres par le jury ). Le gagnant remporte une sélection d’ouvrages de l’auteur qui a la présidence du jury, une liseuse, il verra sa nouvelle publiée sur le site Nolim, mais surtout remportera un contrat avec les éditions Ipanema pour la publication de son premier livre ( et ça ça peut être pas mal intéressant…)

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Cahier de Lectures #10

Re-vive l’empereur ! – Romain Puértolas

Editions Le Livre de Poche – 381 p.

4e de couverture

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Maintenu en parfait état de conservation par les eaux glaciales de la mer du nord, repêché par un chalutier, puis décongelé, Napoléon Bonaparte revient à la vie au moment des attentats djihadistes de Paris, juste à temps pour sauver le monde..

En quelques mots …

Les aventures drôles et rocambolesques de Napoléon, de retour, après presque deux siècles de cryogénisation.

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Cahiers de Textes #3

L’Arbre rêveur

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L’arbre est immense, isolé, cerné par une étendue déserte.

Cependant il reste fier, donne une impression de confiance, de défiance, veut montrer aux bûcherons assassins, sa force, sa grandeur, sa puissance centenaire.

Seul, il attend, debout.

Il attend le retour des oiseaux pour avoir un peu de compagnie, et l’éclosion des jeunes pousses pour s’en faire des amis.

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Cahier d’auteur #6

 

La Part du Temps – 5ème extrait

 

Bonjour à toutes et à tous. Tuer-le-temps

Je vous laisse découvrir un cinquième et dernier, très bref, extrait de mon roman.

Bonne lecture ! 

19h05

   Le temps s’écoule ; imperturbablement.

   Dans mon dos, la seule horloge accrochée au mur qui fonctionne encore. L’éternelle litanie de la longue et fine aiguille, qui, de manière saccadée, en maints cliquetis insupportables, égrène chaque seconde.

   Cette succession de tic tac infernaux m’assourdit, me déconcentre, m’angoisse.

   La page reste blanche et mes doigts, posés sur le clavier de l’ordinateur, ne bougent pas.

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Cahier d’auteur #5

 

La Part du Temps – 4ème Extrait

 

Bonjour à toutes et à tous, voilà (en exclusivité) un quatrième extrait de mon roman. tabextr4

Bonne lecture !

 

Extrait du Carnet de mon père.

Pensées sur le Temps page 67  

 

    » Je ne porte pas de montre, car la tyrannie du temps est une atteinte grave à la liberté. « 

Jean d’Ormesson

 

   Est-il possible d’échapper au temps ?

   Nous ne pouvons pas l’apprivoiser. Nous ne pouvons pas nous y soustraire. Nous ne pouvons pas aller et venir en lui.

   Mais est-il possible de s’en absoudre ?

   Nous pensons le temps comme un phénomène changeant, des instants qui vont et qui viennent, alors nous devons avoir la capacité de pouvoir stopper ses effets ; en restant inerte par exemple, en devenant immobile dans un monde mobile. Cela n’empêcherait certes pas le temps d’exister, de continuer d’avancer, mais il nous serait alors possible de nous affranchir de lui.

   Est-ce à cela que nous sert de dormir ou de méditer ? A se fixer dans le temps, contre le temps ?  A ce moment là, nous n’avons plus conscience de lui, et pouvons donc, a priori, nous  libérer de son emprise.

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Cahier de Lectures #8

Bonjour Tristesse – Françoise Sagan

 

Éditions Pocket- 153 p.

4e de couverture bonjour tristesse - sagan

 

La villa est magnifique, l’été brûlant, la Méditerranée toute proche. Cécile a dix-sept ans. Elle ne connaît de l’amour que des baisers, des rendez-vous, des lassitudes. Pas pour longtemps. Son père, veuf, est un adepte joyeux des liaisons passagères et sans importance. Ils s’amusent, ils n’ont besoin de personne, ils sont heureux. La visite d’une femme de cœur, intelligente et calme, vient troubler ce délicieux désordre. Comment écarter la menace ? 
Dans la pinède embrasée, un jeu cruel se prépare.

C’était l’été 1954. On entendait pour la première fois la voix sèche et rapide d’un « charmant petit monstre » qui allait faire scandale. La deuxième moitié du XXe siècle commençait. Elle serait à l’image de cette adolescente déchirée entre le remords et le culte du plaisir.

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Cahier d’auteur #4

 

La Part du Temps – 3ème extrait

 

Bonjour à toutes et à tous, voici un troisième extrait de mon roman.limage

Bonne lecture !

 

14h25

 

   Le peuple est dans la rue, dans toutes les villes, dans chaque commune.

   Les gens, abasourdis mais révoltés, veulent prouver, crier bien fort au fanatisme, à l’immonde obscurantisme, qu’ils ne se laisseront pas faire, qu’ils ne se soumettront jamais à leur loi barbare. Alors ils marchent, ensemble, défenseurs d’une liberté, ébranlée.

   La marche est silencieuse. L’émotion est intense.

   Des centaines de dessins, des caricatures, des phrases drôles, des mots indociles, inscrits sur de grands cartons, virevoltent au-dessus des têtes.

   Sur les maisons qui bordent la rue, fixés sur les balcons, coincés entre des battants délabrés, des drapeaux tricolores ondulent au vent.

   Les visages sont tristes, mais on peut également y déceler une confiance sereine, sans une once de haine.

   Et dans les yeux se reflètent l’espoir, le commencement d’un monde nouveau, pacifié.

   Nous avançons à petit pas, comme un seul homme ; et l’on ressent, en cet après-midi froid, une fervente et prodigieuse chaleur.

   Clémentine est à mes côtés, le regard grave. Elle a écrit,  sur ses joues et son front – au feutre rouge – ces mots si simples, et pourtant tellement important :  Liberté. Égalité. Fraternité.

   C’est tous les deux que nous avons pleuré la veille, lorsque nous avons vu l’ignorance et la cruauté s’acharner sur le rire et la légèreté.

   Nous avons pleuré la haine, le rejet. Nous avons pleuré la fin de notre innocence.

   Des crayons énormes – mesurant bien plus d’un mètre – sautillent et avancent, dansent, à chaque mouvement de leurs porteurs.

   Puis on entend, loin devant, les noms des victimes : dessinateurs, journalistes, juifs et policiers ; et alors, telle une vague auditive, les applaudissements submergent la foule, déferlent progressivement jusqu’à nous, puis se déploient vers l’arrière de l’immense cortège. C’est un raz-de-marée de solidarité, une communion magnifique ; ça me fout des frissons tellement c’est beau.

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