Cahier d’auteur #6

 

La Part du Temps – 5ème extrait

 

Bonjour à toutes et à tous. Tuer-le-temps

Je vous laisse découvrir un cinquième et dernier, très bref, extrait de mon roman.

Bonne lecture ! 

19h05

   Le temps s’écoule ; imperturbablement.

   Dans mon dos, la seule horloge accrochée au mur qui fonctionne encore. L’éternelle litanie de la longue et fine aiguille, qui, de manière saccadée, en maints cliquetis insupportables, égrène chaque seconde.

   Cette succession de tic tac infernaux m’assourdit, me déconcentre, m’angoisse.

   La page reste blanche et mes doigts, posés sur le clavier de l’ordinateur, ne bougent pas.

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Cahier d’auteur #5

 

La Part du Temps – 4ème Extrait

 

Bonjour à toutes et à tous, voilà (en exclusivité) un quatrième extrait de mon roman. tabextr4

Bonne lecture !

 

Extrait du Carnet de mon père.

Pensées sur le Temps page 67  

 

    » Je ne porte pas de montre, car la tyrannie du temps est une atteinte grave à la liberté. « 

Jean d’Ormesson

 

   Est-il possible d’échapper au temps ?

   Nous ne pouvons pas l’apprivoiser. Nous ne pouvons pas nous y soustraire. Nous ne pouvons pas aller et venir en lui.

   Mais est-il possible de s’en absoudre ?

   Nous pensons le temps comme un phénomène changeant, des instants qui vont et qui viennent, alors nous devons avoir la capacité de pouvoir stopper ses effets ; en restant inerte par exemple, en devenant immobile dans un monde mobile. Cela n’empêcherait certes pas le temps d’exister, de continuer d’avancer, mais il nous serait alors possible de nous affranchir de lui.

   Est-ce à cela que nous sert de dormir ou de méditer ? A se fixer dans le temps, contre le temps ?  A ce moment là, nous n’avons plus conscience de lui, et pouvons donc, a priori, nous  libérer de son emprise.

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Cahier d’auteur #4

 

La Part du Temps – 3ème extrait

 

Bonjour à toutes et à tous, voici un troisième extrait de mon roman.limage

Bonne lecture !

 

14h25

 

   Le peuple est dans la rue, dans toutes les villes, dans chaque commune.

   Les gens, abasourdis mais révoltés, veulent prouver, crier bien fort au fanatisme, à l’immonde obscurantisme, qu’ils ne se laisseront pas faire, qu’ils ne se soumettront jamais à leur loi barbare. Alors ils marchent, ensemble, défenseurs d’une liberté, ébranlée.

   La marche est silencieuse. L’émotion est intense.

   Des centaines de dessins, des caricatures, des phrases drôles, des mots indociles, inscrits sur de grands cartons, virevoltent au-dessus des têtes.

   Sur les maisons qui bordent la rue, fixés sur les balcons, coincés entre des battants délabrés, des drapeaux tricolores ondulent au vent.

   Les visages sont tristes, mais on peut également y déceler une confiance sereine, sans une once de haine.

   Et dans les yeux se reflètent l’espoir, le commencement d’un monde nouveau, pacifié.

   Nous avançons à petit pas, comme un seul homme ; et l’on ressent, en cet après-midi froid, une fervente et prodigieuse chaleur.

   Clémentine est à mes côtés, le regard grave. Elle a écrit,  sur ses joues et son front – au feutre rouge – ces mots si simples, et pourtant tellement important :  Liberté. Égalité. Fraternité.

   C’est tous les deux que nous avons pleuré la veille, lorsque nous avons vu l’ignorance et la cruauté s’acharner sur le rire et la légèreté.

   Nous avons pleuré la haine, le rejet. Nous avons pleuré la fin de notre innocence.

   Des crayons énormes – mesurant bien plus d’un mètre – sautillent et avancent, dansent, à chaque mouvement de leurs porteurs.

   Puis on entend, loin devant, les noms des victimes : dessinateurs, journalistes, juifs et policiers ; et alors, telle une vague auditive, les applaudissements submergent la foule, déferlent progressivement jusqu’à nous, puis se déploient vers l’arrière de l’immense cortège. C’est un raz-de-marée de solidarité, une communion magnifique ; ça me fout des frissons tellement c’est beau.

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Cahier d’auteur #3

La Part du Temps – 2ème Extrait

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Bonjour à toutes et à tous, voilà un deuxième extrait de mon roman. 

Bonne lecture !

 

Extrait du Carnet de mon père.

Pensées sur le Temps page 4  

 

   Qu’est-ce que le temps ?

   Dans le dictionnaire il est défini comme une  » notion fondamentale conçue comme un milieu infini dans lequel se succèdent les événements. Un mouvement ininterrompu par lequel le présent devient le passé, considéré souvent comme une force agissant sur le monde, sur les êtres. « 

   Cette définition suffit-elle à l’expliquer, à le décrire ?

   Qu’est-ce donc que cette universelle étrangeté ?

   Le temps est-il réel ? Une invention? Une substance ? Une idée ? Un concept ? Une création humaine ? Existe-il pour nous permettre de nous repérer dans l’espace ? Est-il une métaphore qui vise à expliquer le changement, l’usure et le vieillissement ?

   Pourquoi existe-il ? Quel est son but ?

   Le temps n’est-il pas, tout simplement, une métaphore de la vie ?

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Cahier d’auteur #2

 

La Part du Temps – 1er Extrait

 

Bonjour à toutes et à tous.yfygyg

Je vous racontais, dans un article précédent, l’envoi de mon premier roman à des éditeurs. Ce roman, en attendant les réponses des maisons d’éditions, je le publierai certainement en format numérique dans quelque temps. Mais pour vous faire patienter je vais, pendant les prochaines semaines, vous faire découvrir quelques passages du livre.

                     

Bon, j’arrive jamais a bien résumer mon livre (c’est un peu embêtant je sais), mais je vais essayer, brièvement :        

Ce roman, La Part du Temps, raconte ces petits moments, ces instants fugaces, ces joies et ces peines, le récit d’une vie. C’est une histoire d’amour, une histoire du temps, du temps qui passe, et qui invite à se poser les questions : Qu’est-ce que le temps ? Peut-on l’apprivoiser ?

Ha oui, petite chose à savoir, il y a deux parties distinctes dans le roman, donc le changement de police d’écriture c’est normal…

Bon allez, je vous laisse découvrir le premier extrait. C’est les toutes premières pages du roman… Bonne lecture ! 

 

1er Extrait

   Je contemplais les pendules silencieuses et leurs aiguilles immobiles.

   Je me remémorais, avec délectation, ces moments essentiels, ces moments de joies et de peines.

   Je me souvenais de ces instants fugaces, de ces minutes passés, et de ces heures égrenées, envolées...

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