Comment j’ai auto-publié mon livre : de la conception du roman à son édition #4

 

Acte 4 : L’espoir fait vivre

 

Ancient letter and pen

 

Voilà, l’Acte 4 de « Comment j’ai auto-publié mon roman ». C’est l’instant des espoirs et des grands souhaits, c’est le rêve qui se barre et vous laisse incertain…

Si d’aventures vous n’avez pas lu les articles précédents, je vous invite, avant la lecture de ce post, à le faire… Bonne lecture ! 

 

 

Arrrgh !!! Les fautes ! Une saloperie de calamité ! J’ai beau ne pas être le meilleur en orthographe, lorsque j’écris, je fais parfois des erreurs grossières, vraiment hallucinantes. Mais à force de rédiger, de se lire, d’écrire à nouveau, puis de se relire une nouvelle fois, encore et toujours, toutes les fautes, on ne les voit plus. On sait déjà les phrases et les mots déposés, on se lit, mais on ne voit plus en détail, alors les yeux s’effacent devant la grammaire et la conjugaison… Heureusement, de gentils correcteurs me proposèrent leurs services.

Une bêta-lectrice (je vous note en bas de page la définition pour ceux qui ne connaîtraient pas ce terme ) me conseillait également de développer un peu plus l’histoire autour des éléments que je venais d’y ajouter, ce que je m’empressais de faire aussitôt.

C’était reparti pour une nouvelle écriture, une énième, je ne peux malheureusement pas vous en donner le nombre exact, il y en a eu tellement, beaucoup trop… J’arrivais parfois à saturation, mes phrases m’assommaient, et je pensais que je n’en finirai jamais ; et cela même si j’adore retravailler mes textes. J’aime immensément lorsque les fondations sont présentes, que le texte émerge, et qu’il s’élève, lorsqu’il faut le façonner, le sculpter, broder cette pierre brute pour que la masse devienne dentelle, chercher à donner aux mots un peu plus de beauté, embellir le récit ; mais là, à certains moments, ça commençait sérieusement à me gaver…

Enfin bref, après cela, après m’être relu, après avoir ré-écrit, après m’être re-relu, après avoir présenté la dernière version de mon roman à ma gentille môman et avoir recueilli ses impressions (et ses corrections ^^), je décidais de proposer mon livre à des éditeurs.

J’allais, clef usb en poche en faire imprimer une dizaine d’exemplaires.

Je passe les détails sur cela, pour plus d’informations et détails, ainsi que les démarches que j’ai effectué, je vous invite à vous diriger sur l’article Cahier d’auteur #1, où tout est raconté en détail.

Une fois les quelques exemplaires envoyés à des éditeurs, j’attendais, fier et illusionné, croyant naïvement à ma belle étoile, une réponse positive, au moins une, une seule, une maison d’édition qui trouverait mon roman digne d’être publié. Allez juste une ! Une sur dix, c’était pas grand chose, c’était pas trop demandé quand même… Une seule réponse qui bouleverserait ma vie.

J’attendais par la suite quelques mois avant d’avoir les premiers retours… 

 

Quelques mois plus tard…

 

Premier courrier. Réponse négative. Pas grave ! Il me restait encore une chance sur neuf, statistiquement, c’était carrément faisable…

Deuxième réponse, négative.

La troisième également.

Mes chances s’amenuisaient.

Quatrième envois. Je vous en laisse deviner la teneur.

Bon je ne vais pas vous laisser mariner plus longtemps, toutes les réponses furent négatives.

Désespérant.

Au moins, l’une d’entre elles m’apportait quelques indications quant à ce qui avait déplu à la lecture : mes personnages étaient trop lisses et manquaient de profondeur, en gros l’histoire et son style avait semblé trop naïf au lecteur. 

Je comprenais ces reproches et me remettais donc au travail.

C’était reparti pour un tour.

Heureusement que ma motivation ne défaillait plus.

Il allait me falloir encore fournir des efforts. L’accouchement de ce roman ne se ferait que dans la douleur d’un long travail. 

Et j’éprouve l’envie de finir cet article par quelques paroles de Ben Mazué :

Attends-moi le monde

J’arrive, j’arrive, j’arrive

Je réveillais l’espoir

J’arrive, j’arrive, j’arrive

Je cherchais en qui croire

J’arrive, j’arrive

Le monde ne m’attendais certainement pas, mais j’y croyais, j’espérais, j’y arriverais.

J’allais devoir encore me muer en combattant, avec ma plume, forger mes mots, les affûter, pour en faire une arme indicible, prête à assaillir de futurs lecteurs, pour obtenir leur respect, pour mériter leur admiration.

Un jour on me lirait.

On admirerait mon talent.

J’obtiendrais ma gloire.

Mon éternité.

Terribles fardeaux que sont l’ambition et le narcissisme de l’écrivain.

 

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* bêta-lecteur : Un bêta-lecteur (également appelé bêta-correcteur) est un critique ou correcteur, non professionnel, d’ouvrages écrits, généralement des œuvres de fiction.

 

Voilà.

C’est tout pour cette fois.

RDV bientôt pour la suite. 😉

 

Cahier d’Auteur #9

LA PART DU TEMPS – Bande Annonce

 

 

Bonjour tout le monde, j’espère que vous avez passé un bon été et que la rentrée s’est bien déroulée.

Pour ma part, l’été a filé à vitesse grand V et je n’ai pas accordé du tout de temps à ce pauvre blog laissé à l’abandon…

Mais bref, trêve de babillage, il était temps pour moi de sortir de ma léthargie estival et de vous faire savoir, grâce à cette Bande-Annonce faite maison, que mon premier roman  » La Part du Temps  » est désormais disponible en format e-book et broché sur Amazon, en auto-édition.

En voici la 4ème de couv’ : 

Mon père a une obsession, comprendre et apprivoiser le Temps. Il ne veut rien oublier. Jamais. Quant à moi, je m’efforce de vivre ma vie, de profiter de chaque instant, et d’avancer, toujours, savourant pleinement ce don qui m’a été transmis, la part du temps.

En espérant qu’il vous plaise et trouve une petite place dans votre bibliothèque…

Si vous avez des questions n’hésitez pas.

Et si vous lisez ce roman, un petit commentaire sur Amazon serait vraiment sympa (avec du négatif ou du positif c’est toujours le bienvenu).

Et pour ce qui est de la chaîne Youtube, je vous invite à vous abonner même si je ne sais pas encore si j’aurai le temps de l’alimenter, on ne sait jamais, il pourrait y avoir tout de même quelques créations à l’avenir. 🙂 

Bon visionnage et bonne lecture.

Bises

Frédéric Dessault

Cahier d’auteur #6

 

La Part du Temps – 5ème extrait

 

Bonjour à toutes et à tous. Tuer-le-temps

Je vous laisse découvrir un cinquième et dernier, très bref, extrait de mon roman.

Bonne lecture ! 

19h05

   Le temps s’écoule ; imperturbablement.

   Dans mon dos, la seule horloge accrochée au mur qui fonctionne encore. L’éternelle litanie de la longue et fine aiguille, qui, de manière saccadée, en maints cliquetis insupportables, égrène chaque seconde.

   Cette succession de tic tac infernaux m’assourdit, me déconcentre, m’angoisse.

   La page reste blanche et mes doigts, posés sur le clavier de l’ordinateur, ne bougent pas.

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Cahier d’auteur #5

 

La Part du Temps – 4ème Extrait

 

Bonjour à toutes et à tous, voilà (en exclusivité) un quatrième extrait de mon roman. tabextr4

Bonne lecture !

 

Extrait du Carnet de mon père.

Pensées sur le Temps page 67  

 

    » Je ne porte pas de montre, car la tyrannie du temps est une atteinte grave à la liberté. « 

Jean d’Ormesson

 

   Est-il possible d’échapper au temps ?

   Nous ne pouvons pas l’apprivoiser. Nous ne pouvons pas nous y soustraire. Nous ne pouvons pas aller et venir en lui.

   Mais est-il possible de s’en absoudre ?

   Nous pensons le temps comme un phénomène changeant, des instants qui vont et qui viennent, alors nous devons avoir la capacité de pouvoir stopper ses effets ; en restant inerte par exemple, en devenant immobile dans un monde mobile. Cela n’empêcherait certes pas le temps d’exister, de continuer d’avancer, mais il nous serait alors possible de nous affranchir de lui.

   Est-ce à cela que nous sert de dormir ou de méditer ? A se fixer dans le temps, contre le temps ?  A ce moment là, nous n’avons plus conscience de lui, et pouvons donc, a priori, nous  libérer de son emprise.

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Cahier d’auteur #4

 

La Part du Temps – 3ème extrait

 

Bonjour à toutes et à tous, voici un troisième extrait de mon roman.limage

Bonne lecture !

 

14h25

 

   Le peuple est dans la rue, dans toutes les villes, dans chaque commune.

   Les gens, abasourdis mais révoltés, veulent prouver, crier bien fort au fanatisme, à l’immonde obscurantisme, qu’ils ne se laisseront pas faire, qu’ils ne se soumettront jamais à leur loi barbare. Alors ils marchent, ensemble, défenseurs d’une liberté, ébranlée.

   La marche est silencieuse. L’émotion est intense.

   Des centaines de dessins, des caricatures, des phrases drôles, des mots indociles, inscrits sur de grands cartons, virevoltent au-dessus des têtes.

   Sur les maisons qui bordent la rue, fixés sur les balcons, coincés entre des battants délabrés, des drapeaux tricolores ondulent au vent.

   Les visages sont tristes, mais on peut également y déceler une confiance sereine, sans une once de haine.

   Et dans les yeux se reflètent l’espoir, le commencement d’un monde nouveau, pacifié.

   Nous avançons à petit pas, comme un seul homme ; et l’on ressent, en cet après-midi froid, une fervente et prodigieuse chaleur.

   Clémentine est à mes côtés, le regard grave. Elle a écrit,  sur ses joues et son front – au feutre rouge – ces mots si simples, et pourtant tellement important :  Liberté. Égalité. Fraternité.

   C’est tous les deux que nous avons pleuré la veille, lorsque nous avons vu l’ignorance et la cruauté s’acharner sur le rire et la légèreté.

   Nous avons pleuré la haine, le rejet. Nous avons pleuré la fin de notre innocence.

   Des crayons énormes – mesurant bien plus d’un mètre – sautillent et avancent, dansent, à chaque mouvement de leurs porteurs.

   Puis on entend, loin devant, les noms des victimes : dessinateurs, journalistes, juifs et policiers ; et alors, telle une vague auditive, les applaudissements submergent la foule, déferlent progressivement jusqu’à nous, puis se déploient vers l’arrière de l’immense cortège. C’est un raz-de-marée de solidarité, une communion magnifique ; ça me fout des frissons tellement c’est beau.

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Cahier d’auteur #3

La Part du Temps – 2ème Extrait

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Bonjour à toutes et à tous, voilà un deuxième extrait de mon roman. 

Bonne lecture !

 

Extrait du Carnet de mon père.

Pensées sur le Temps page 4  

 

   Qu’est-ce que le temps ?

   Dans le dictionnaire il est défini comme une  » notion fondamentale conçue comme un milieu infini dans lequel se succèdent les événements. Un mouvement ininterrompu par lequel le présent devient le passé, considéré souvent comme une force agissant sur le monde, sur les êtres. « 

   Cette définition suffit-elle à l’expliquer, à le décrire ?

   Qu’est-ce donc que cette universelle étrangeté ?

   Le temps est-il réel ? Une invention? Une substance ? Une idée ? Un concept ? Une création humaine ? Existe-il pour nous permettre de nous repérer dans l’espace ? Est-il une métaphore qui vise à expliquer le changement, l’usure et le vieillissement ?

   Pourquoi existe-il ? Quel est son but ?

   Le temps n’est-il pas, tout simplement, une métaphore de la vie ?

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Cahier d’auteur #2

 

La Part du Temps – 1er Extrait

 

Bonjour à toutes et à tous.yfygyg

Je vous racontais, dans un article précédent, l’envoi de mon premier roman à des éditeurs. Ce roman, en attendant les réponses des maisons d’éditions, je le publierai certainement en format numérique dans quelque temps. Mais pour vous faire patienter je vais, pendant les prochaines semaines, vous faire découvrir quelques passages du livre.

                     

Bon, j’arrive jamais a bien résumer mon livre (c’est un peu embêtant je sais), mais je vais essayer, brièvement :        

Ce roman, La Part du Temps, raconte ces petits moments, ces instants fugaces, ces joies et ces peines, le récit d’une vie. C’est une histoire d’amour, une histoire du temps, du temps qui passe, et qui invite à se poser les questions : Qu’est-ce que le temps ? Peut-on l’apprivoiser ?

Ha oui, petite chose à savoir, il y a deux parties distinctes dans le roman, donc le changement de police d’écriture c’est normal…

Bon allez, je vous laisse découvrir le premier extrait. C’est les toutes premières pages du roman… Bonne lecture ! 

 

1er Extrait

   Je contemplais les pendules silencieuses et leurs aiguilles immobiles.

   Je me remémorais, avec délectation, ces moments essentiels, ces moments de joies et de peines.

   Je me souvenais de ces instants fugaces, de ces minutes passés, et de ces heures égrenées, envolées...

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